Journalisme PQ

Publié le par Folzebuth

Tiens, tant que j’y suis à balancer sur les médias (suis en forme ces jours-ci), je tiens à témoigner mon plus profond mépris à RTL et France 2 qui m’ont fait bondir de mon canapé ces jours-ci sur un air de : « Non, ce n’est pas vrai, ils n’ont pas osé !!! »

 

Cette bande de raclures fleurant la charogne s’est rendu au domicile de madame Germaine Domenech pour y recueillir ses impressions suite aux insultes lancées par le primesautier ambassadeur de chez Quick, jurons orduriers dont la teneur nous a été goulûment rapportée par le journal "l’Équipe" le WE dernier ; en substance, je cite l’auteur avec des maniquettes : « Va te faire enculer sale fils de pute ».

Alors à tous ces gros cons de journalistes qui prennent l’insulte au pied de la lettre pour se ruer ensuite chez cette dame afin de saisir tout le désarroi d’une mère dont le fils est déjà à terre, vous me filez la gerbe !

 

Nonobstant le fait que l’insulte n’avait déjà pas à être publique car dite presque sous cape et dans l’espace clos d’un vestiaire, espace dont je rappelle qu’il est difficile d’attendre des envolées rhétoriques dignes d’un Goncourt, je voudrais rappeler à ces tiques de journaleux que l’art de l’insulte se fait souvent très abstrait et qu’il est proprement stupide d’essayer d’y accoler une réalité quelconque. L’objet de l’insulte est de blesser, pas de définir la personne visée comme une incarnation réelle, tangible du mot prononcé. L’insulte est une purge, une soupape pour celui qui la prononce, elle n’a de réalité que vis à vis de la susceptibilité de celui ou celle qui en est la cible, et dans le cas de Mme Domenech - qui n’était en rien la cible de ce con d’Anelka, c’est évident – sa sensibilité n’aurait jamais dû être mise à l’épreuve.

 

Par le sang du Diable, ça ne me serait jamais venu à l’idée que des professionnels de la radio ou du papier aillent sur place chez une citoyenne lambda pour cafter du genre : « Hé, z’avez vu m’dame, le type là il traite votre gamin de fils de pute ! Ca vous fait quoi ? Parlez dans le micro. »

 

Traiter un journaliste de "sac à merde" n’est pas à proprement parler une requalification de sa condition d’être humain en celle d’un contenant plastique emplit de matières fécales ; le traiter, toujours ce même journaliste, de « tête de nœud » ne signifie pas que son visage a soudain pris l’apparence d’un vit décalotté, c’est une expression, du langage courant et vulgaire.

Traiter quelqu’un de fils de pute, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ne vise absolument pas la mère de ce type ; c’est à lui que l’insulte s’adresse. Point barre. Le joueur de foot disgracié ne peut en aucun cas conjecturer sur une hypothétique carrière de péripatéticienne de cette dame, il ne la connaît même pas…

 

P’tite bite, pisse-froid, bâtard, pauv’ con, sodomite, débile, ou coprophage sont autant d’insultes dont l’absence de réalité n’échappe à personne lorsqu’elle sont prononcée en public. Alors j’aimerais bien savoir au nom de quel principe déontologique ces bousiers de journalistes se sont autorisés à prendre celle-ci dans un sens littéral.

 

Si quelqu’un à un début de réponse…

 

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Publié dans Colère

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matt Hierfékal 29/07/2010 16:37



Alors un debut de reponse, oui bien sur c'est toujours possible...


n'oublions pas que nous partons du foot pour aller dans le journalisme, enfin journalisme on se comprends (lire l'afp hein ? bon)


c'est comme si, je ne sais pas moi, comme si t'allais d'un furoncle à un anus. pardon de froler le vulgaire, mais enfin c'est pas moi qui traite les coach d 'enculé de fils de pute. 


mais mon pôvre, s'il avait pu aller faie chier sa copine (ou sa femme que sais je) en plein direct, son boulanger, ou son chien ils l'auraient fait naturellement


 



Nicolas 22/07/2010 01:54



Je crois que j'ai une réponse :


http://www.dailymotion.com/video/x2w320_les-cons-ca-ose-tout_shortfilms


Ouais, ça doit être ça !



Folzebuth 23/07/2010 14:30



 


En effet, c'est une explication plausible.



noum 03/07/2010 12:27



mmmhhh...au nom de l'amour?


Arf je suis désolée c'est un tic nerveux...chaque fois qu'on me dit au nom de quoi..je dis au nom de l'amour ...IN the name of love an anglais ...(chuis bilingue du tic lingual).


Sinon pour en revenir au sujet du "mais pourquoi donc les journalistes font ils ce qu'ils font? non de dieu", je dirais en substance, qu'il faut croire qu'il ne se passe rien d'important dans le
monde en ce moment et aussi que cette manière de tout prendre au pied de la lettre et au premier degré tendrait à me faire penser( et ça n'arrive pas souvent ) qu'ils croient s'adresser à
des boeufs (cf: le peuple composé d'abrutis que nous sommes) et pensent donc faire preuve d'une certaine forme d'adaptation ...ben en même temps si on considère qu'ils pensent s'adresser à des
suporters....