Contradiction inopportune et pulsion homicide

Publié le par Folzebuth


…ou comment je refrène de violentes pulsions visant à jerricaner* la gueule d’un auditoire peu enclin à admettre qu’il a tord !

Laisse moi te conter, cher naviguant électronique, la geste d’un chevalier des temps actuels, sans doute un peu trop fier mais d’âme juste et généreuse, confronté à des maux qui ne sauraient être pourfendus par des moyens conventionnels.


Un chevalier modeste sans monture ni épée,
A diverses tâches et autres labeurs vaquait.
Aimant la polémique, les discours opposés,
D’aucuns eût pu dire qu’il aimait converser.

Au détour de nulle part un jour morne et sans sel,
Trouva-t-il affairés en plein sur son chemin,
Quatre hirsutes à l’œil torve et à l’haleine de fiel,
Dont l’objet des débats semblait être sans fin.

Que de sages discours semblez-vous échanger,
Et quelle joie serait mienne que d’y participer !
Adressa tout de go le héros aux marauds,
Tout en briquant sa verve et réchauffant ses mots.

Dans le cœur du sujet d’emblée il s’immergea,
Parlant sans retenue de l’avis qu’est le sien,
Le vocable pointu provoquant l’air beat,
D’une audience renfrognée devenue aigre enfin.

Une parole aiguisée fit vibrer l’auditoire ;
Ce dernier agacé d’avoir perdu la main,
Dénigra le propos sur un ton péremptoire,
De sarcasme teinté et d’humour peu malin.

Face à la raillerie dans un débat bonhomme
Ne sachant désormais à quel saint se vouer,
Alors bien solitaire et passant pour une pomme,
L’agression fut lancée sur pareils foutriquets.

Que vous pèle le cul et que l’herpès vous guette !
S’écria l’homme blessé à l’endroit du quartette,
Seul qu’il fut, dans le vrai, face aux ricanements,
Il ne put que jurer car à cours d’arguments.

Quand la foi est mauvaise, désarmé est le juste
Sans avoir à rougir car il demeure auguste,
Retournant d’où il vient, vers un soleil couchant,
Laissant là dans l’erreur les vils et les méchants.


La morale (car je ne me suis pas fait chier à tout taper en Alexandrins pour finir sans !!!) :

C’est au nombre de dicter ce qui est véritable,
Dans le vrai le « tout seul » a toujours l’air d’un zouave.

Folzebuth

*oui, je sais, ce mot n’existe pas. Mais il a le mérite de bien imager mon propos, vous en conviendrez.

Publié dans J'ai des vers

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Edmond de la Krapaille (dit "la Krapaille") 02/06/2006 12:14

Compliments pour l’écrit et bravo pour les rimes
Il faut que ce soit dit car ce travail est digne
Sinon d’un grand poète, au moins d’un vrai hauteur.
L’œuvre n’est pas parfaite, mais elle te fait honneur.

Roger 01/06/2006 00:52

Face à ce genre d'individus, je choisis le précepte suivant :"Je ne parle pas aux cons, ça les instruit..."

San Defez 30/05/2006 17:41

Personnelement, je ne me lancerais pas dans des alexandrins qui risqueraient de nuire à la qualité de ce blog, néanmoins un bien jolie poème!!!

Marilalouze 30/05/2006 17:27

Cher beau frère tes versets sont à tous points exquis,
 

Bien que me rappelant de bien sombres moments :
 

Rencontrant tels marauds ce dernier vendredi,
 

A mon poing dans leurs gueules j’ai songé un instant…