J'en ai pas fini avec Lemoine... part III
M'étant par le passé acharné à deux reprises sur l'absence de compétences audiovisuelles de cette perruche, voir ici et là pour ceux qui me font l'honneur de leur présence que depuis peu de temps, force est de constater qu'à l'instar de Windows et des critiques ciné, il va me falloir créer une rubrique dédiée aux absurdités et inepties diverses que Anne-Elisabeth Lemoine déverse quotidiennement dans la lucarne herzienne.
Tout d'abord, plantons le décor.
L'émission qui se nomme « L'édition spéciale », animée depuis cette année par Bruce Toussaint, propose un grand fourre-tout d'actualités, de recettes de cuisine, de chroniques politiques, tendances et vaguement culturelles.
L'invité du jour était Cindy Sanders. Pour mes lecteurs qui ne regardent que modérément la télévision - grand bien leur fasse - Cindy Sanders est une candidate refoulée l'an passé d'une émission de type StarAc, qui a fait l'objet d'un mouvement de fausse sympathie teintée de sarcasme de la part du public, mouvement largement relayé et amplifié par les médias en général et les chroniqueurs acides en particuliers.
Aparté : je dois d'ailleurs un mot de justification à San Defez qui, il y a de ça quelques mois, m'avait demandé d'user de ma plume à l'encontre de ladite Cindy Sanders que l'omniprésence à l'écran irritait au plus au point. Je lui répondais que par nature, je n'aimais pas trop tirer sur les ambulances, et que de surcroît, l'inspiration me manquait sur ce sujet. Quelle ironie un trimestre plus tard, que non seulement l'objet de son ire existe toujours médiatiquement, mais en plus, je prends sa défense.
Première mise en bouche, l'accueil réservé à l'invitée par M. Toussaint (parce qu'il n'y a pas de raison que seule Lemoine reçoive un atémi de jichitsu dans sa face).
« Rassurez-moi, vous n'allez pas chanter ? »... Je trouve cette entrée en matière, à l'égard d'un invité, absolument abjecte.
On a le droit de mépriser les gens, mais on ne les invite pas pour les sacrifier publiquement. Cette drôlesse sans grand talent espère naïvement se faire une place dans un milieu qui n'a déjà pas la réputation d'être des plus tendres, mais je trouve qu'elle ramasse beaucoup plus qu'elle ne mérite. Une intro comme celle de Toussaint (qui m'a habitué à bien mieux que cela), c'est du massacre gratuit, facile, devant une audience plateau toute acquise... c'est minable. Personne ne mérite de se faire fusiller de la sorte.
Voilà qui est dit.
Pour en revenir à Lemoine, celle-ci nous explique que la présence de Sanders sur leur antenne est justifiée par l'existence d'un show sur la chaîne « Comédie », où une caméra suit le quotidien de la chanteuse. Le concept est un peu réchauffé car, venant d'une part des USA ou la famille Osbourne s'était plié à l'exercice, ce type de programme fut ensuite récupéré par TF1 pour mettre en scène la vie de Johnny Hallyday, et Canal+ également avec Joey Starr et je-ne-sais-plus-qui.
C'est là précisément, après un florilège de questions inintéressantes dont je vous épargne la teneur, que surgit la saillie suivante...
Quand elle posa la 1ère question, j'ai bondit sur mon fauteuil. Est-elle rémunérée pour faire cette émission sur Comédie ?... Pas besoin d'être fin psychologue pour lire entre les lignes « Ah vous faite un truc pas terrible ET EN PLUS, vous êtes payée pour ? »
Combien ?
Jamais un journaliste ne s'hasarde à poser ce type de question à un artiste, jamais ! Le salaire est quelque chose de tabou en France (non que j'approuve la chose, c'est juste un constat), à plus forte raison quand ceux-ci sont élevés. Il n'y a guère que les transferts de joueurs de foot qui soient publics, contre leur gré à mon avis. Jamais tu ne verras un journaliste demander à une Zazie ou un Clovis Cornillac combien ils ont touchés l'an passé, impôts déduits. C'est déjà une preuve du manque total de respect élémentaire de la part de Lemoine à l'égard de celle qu'elle interroge.
Comme la réponse est esquivée adroitement d'un « normalement », elle surenchérit, histoire que l'audience fasse des OOhh et des AAhh d'indignation face au décalage supposé entre la somme perçue et la valeur de la performance télévisuelle réalisée.
Personnellement, je fulminais devant mon poste, mugissant un « qu'est-ce que ça peu te foutre son salaire, morue ! », quand la réponse de l'invitée cingla l'air climatisé et renvoya Lemoine face à sa propre ânerie ; et le comble, c'est que face à sa question reçue en boomerang, elle esquive, la garce, se dissimulant derrière un sourire passe-partout, un rougissement emprunté et un réajustement de la crinière... (oui, certaines pouliches ondulent du crin pour faire oublier qu'elle viennent de se comporter en âne). C'est tout de même ahurissant de médiocrité ! Avoir le culot, le toupet, l'audace de poser des questions aux gens sans être capable soi-même d'y répondre !!!
Cindy Sanders, je n'aime pas trop ce que vous chantez, mais ça ne m'empêche pas d'avoir le minimum de respect élémentaire à votre égard, et pour cette répartie de bon aloi dans un tel panier de crabe, veuillez agréer madame l'expression de mon admiration la plus authentique.
Folzebuth