Orthogravitude
Au gré de mes pérégrinations électronique sur la toile, débarquais-je ces jours-ci sur un forum traitant de la construction de maisons individuelles (arrête de sourire, veux-tu…).
Le principe du forum en question est un échange entre particuliers d’avis sur l’emploi de tel ou tel matériaux pour faire construire, et vers quelle entreprise se tourner dans cette démarche.
Stupeur et tremblements comme dirait l’autre… vise un peu ce post d’un participant rapporté ci-après (pour les amoureux de la langue française, un avertissement d’usage me semble important, méfiez-vous, c’est du brutal) :
Alors ? Troublant n’est-ce pas ?
Je cherche depuis une explication pour comprendre comment et pourquoi une phrase simple de français académique peut se trouver à ce point torturée et malmenée.
Effet de mode ?
Toute une génération s’est complu dans la pratique du verlan il y a une vingtaine d’année, sorte de dialecte urbain dont certains vestiges perdurent encore dans l’argot contemporain (meuf, rebeu, être ouf, relou etc… je ne vais pas vous en faire un inventaire exhaustif non plus !). Le grand n’importe quoi en matière d’écriture serait-il tendance dans certains milieux dont je suis exclus ?
Vengeance personnelle ?
L’auteur de cette phrase règle-t-il, par le biais de cette écriture à l’orthographe moribonde, ses comptes avec cette institution qu’est l’éducation nationale envers laquelle il voue une haine farouche datant de la sombre époque où une institutrice retorse le surprit en flagrant délit de copiage pendant une dictée surprise notée sur 10 ?
Je-m’en-foutisme crasse ?
Sommes-nous en présence d’un olibrius dont la méthode de dactylographie l’empêche de regarder l’écran pour y contrôler ce qu’il y saisit, tout affairé qu’il est à regarder ses doigts pianoter, et souffrant d’une paresse telle que la relecture de son chef d’œuvre lui paraît futile et superflue ?
Médiocrité globale (comme la méthode) ?
Ou tout simplement, et c’est le plus effrayant, sommes nous confronté à quelqu’un qui a atteint un degré de nullité dans la pratique de sa langue qui confine à l’infini ? Quelqu’un qui a quitté le circuit scolaire en marche ? Quelqu’un qui n’a lu que 2 livres dans sa vie : « Martine à la plage » à 7 ans et le « Recueil des meilleures blagues de Jean Roucas » dix ans plus tard ? Est-il simplement critique de cinéma à Libération ou aux Inrockuptibles ?
Va savoir…
Si tu as un début de réponse, fais passer, car sincèrement, ça m’intrigue (surtout « laucaus »… 2 fautes sur un mot de 2 syllabes, c’est à hurler de rire ou d’effroi ; moi je m’y perds, suis submergé par l’incompréhension, je m’enfonce… tout est noir… à l’aide).
FolzebuthLe principe du forum en question est un échange entre particuliers d’avis sur l’emploi de tel ou tel matériaux pour faire construire, et vers quelle entreprise se tourner dans cette démarche.
Stupeur et tremblements comme dirait l’autre… vise un peu ce post d’un participant rapporté ci-après (pour les amoureux de la langue française, un avertissement d’usage me semble important, méfiez-vous, c’est du brutal) :
Nous sol sableauneux!!!
Nous aussi on a prefferer une entreprise qui fesais appeller au artisant laucaus et heureusement car on a eu quelque souci, mais tous reparer dans les temps et tres vite!!!
Nous aussi on a prefferer une entreprise qui fesais appeller au artisant laucaus et heureusement car on a eu quelque souci, mais tous reparer dans les temps et tres vite!!!
Alors ? Troublant n’est-ce pas ?
Je cherche depuis une explication pour comprendre comment et pourquoi une phrase simple de français académique peut se trouver à ce point torturée et malmenée.
Effet de mode ?
Toute une génération s’est complu dans la pratique du verlan il y a une vingtaine d’année, sorte de dialecte urbain dont certains vestiges perdurent encore dans l’argot contemporain (meuf, rebeu, être ouf, relou etc… je ne vais pas vous en faire un inventaire exhaustif non plus !). Le grand n’importe quoi en matière d’écriture serait-il tendance dans certains milieux dont je suis exclus ?
Vengeance personnelle ?
L’auteur de cette phrase règle-t-il, par le biais de cette écriture à l’orthographe moribonde, ses comptes avec cette institution qu’est l’éducation nationale envers laquelle il voue une haine farouche datant de la sombre époque où une institutrice retorse le surprit en flagrant délit de copiage pendant une dictée surprise notée sur 10 ?
Je-m’en-foutisme crasse ?
Sommes-nous en présence d’un olibrius dont la méthode de dactylographie l’empêche de regarder l’écran pour y contrôler ce qu’il y saisit, tout affairé qu’il est à regarder ses doigts pianoter, et souffrant d’une paresse telle que la relecture de son chef d’œuvre lui paraît futile et superflue ?
Médiocrité globale (comme la méthode) ?
Ou tout simplement, et c’est le plus effrayant, sommes nous confronté à quelqu’un qui a atteint un degré de nullité dans la pratique de sa langue qui confine à l’infini ? Quelqu’un qui a quitté le circuit scolaire en marche ? Quelqu’un qui n’a lu que 2 livres dans sa vie : « Martine à la plage » à 7 ans et le « Recueil des meilleures blagues de Jean Roucas » dix ans plus tard ? Est-il simplement critique de cinéma à Libération ou aux Inrockuptibles ?
Va savoir…
Si tu as un début de réponse, fais passer, car sincèrement, ça m’intrigue (surtout « laucaus »… 2 fautes sur un mot de 2 syllabes, c’est à hurler de rire ou d’effroi ; moi je m’y perds, suis submergé par l’incompréhension, je m’enfonce… tout est noir… à l’aide).
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