N'importe quoi !

Vendredi 9 juin 2006
La Belle au bois dormant est un conte populaire. Il en existe plusieurs versions, dont les plus célèbres sont celles de Charles Perrault et des frères Grimm.
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_belle_au_bois_dormant

Mon dictionnaire encyclopédique en fait un résumé intéressant mais effroyable si on le lit trop vite :
Une jeune princesse plongée dans un sommeil de 100 ans en est tirée par un prince tombé amoureux d’elle.

Le pronom « en » m’a échappé en 1ère lecture ce qui je ne vous le cache pas fit descendre ma mâchoire inférieure de deux bons centimètres, vrilla l’iris gauche de mon œil et fit perler une goutte de sueur froide le long de ma tempe.

Tchaïkovski accoucha d’un ballet sur le thème et Disney un dessin animé de long métrage.

S’ils ont été plusieurs à raconter la même histoire, je ne vais pas me priver d’en pondre une mouture à la mode de chez moi !



Un roi et une reine d’un royaume indéfini et dont on se fout un peu, décident de faire contre mauvaise fortune bon cœur en célébrant solennellement le baptême de leur fille, pestant tout de même en secret de ne point avoir eu de descendance testiculée car je vous rappelle que chez les têtes couronnées, l’hérédité royale passe par le sceptre érectile, les progénitures féminines étant cantonnées très vite à de modestes tâches domestiques telle que la couture, mais nous y reviendrons…
On sort donc le barbeuk, chipolatas, cacahuètes et pastis, les pommes chips et trois ballon de couleurs afin de donner au tableau un petit côté festif, et on invite le gotha des emperruqués, empoudrés, endimanchés de la région, en prenant soin de ne pas inviter la sorcière du coin dont on sait qu’elle a un don pour niquer les ambiances chaleureuses et familiales (l’an dernier elle vomit dans le punch lors de la bar-mitsva de l’ainé, en plus elle sent des pieds et a toujours un balai dans le cul).
C’est alors tout d’un coup que justement puisqu’on en parle que surgit la sorcière et son swiffer dépoussiérant de luxe, avec un air des mauvais jours de type vous-allez-en-chier assez caractéristique, le tout sur fond d’effets pyrotechniques assez chiadés.
« Salut les bourgeois, mugit-elle tandis que frissonne déjà l’épiderme sensible de nos convives face au manque de goût avec lequel elle est vêtue.
- Alors comme ça, on festoie en suisse* et on n’invite pas la voisine ? Pas de punch cette année… ? Bon mettez-moi un Ricard ! »
Tout en prenant l’assemblée à témoin de la goujaterie des hôtes qui l’oublièrent, notre sorcière se mut vers le couffin d’où montaient les vagissements de l’objet des festivités, se pencha, et d’un doigt luisant aux relents d’arachide tout juste ingérées dessina dans les airs de sombres signes cabalistiques laissant présager soit une malédiction sur l’enfant nouveau-né, soit une déception sentimentale pour les Gémeaux, soit la simple envie de se dégourdir le bras.
Hélas trois fois hélas, c’est bien de malédiction dont il s’agit, la vilaine ne laissant pas planer le doute bien longtemps sur ses funestes intentions. Les yeux globuleux tant ils s’exorbitèrent et un rictus carnassier lui déchirant le visage, elle fit face au couple royal et s’exprima en ces termes :
« C’est pas que j’veuille foutre en l’air l’ambiance, mais à 16 ans, votre drôlesse va se faire un piercing au doigt avec un fuseau, qui lui fera ravaler sa chique, vous ferez moins les malins ! »
C’est alors, rebondissement salvateur pour l’émoi dans lequel nous sommes, que l’une des bonnes fées conviées dont le Roi avait eu la brillante idée de proposer le parrainage, fit à son tour des mouvements de passe-passe autour du berceau pour conjurer la mauvais sort ce qui eut trois conséquences :
1/ la peine de mort prononcée par miss sourire fut commuée en peine de sieste à perpèt’ avec une période de sureté de cent ans (bravo la marraine…)

2/ la méchante sorcière s’en fut sans dire au revoir ni merde, ce qui eût au moins le mérite de dé-vicier significativement l’atmosphère chargée de soufre depuis son arrivée.

3/ le Roi se promis que la prochaine fête de famille se ferait en comité restreint afin d’éviter que tout les rebouteux, druides verruqueux, poltergeist et autres cloportes intermittents de la magie noire ne viennent les pourrir, non mais sans blague.

Le Roi en fin s’adressa à la foule qui s’en était retourné aux buffets, déclarant de colère et de rage que plus aucun fuseau ne devait exister en son pays par ordre de Lui, sous peine de mort, ceci afin de protéger sa progéniture de manière anticipée. Ne sachant de quoi il s’agissait exactement et craignant la sentence royale mortelle, la population s’employa dès lors à supprimer certains types de pantalons seyants dont les jambes se rétrécissent vers le bas et se terminent par un sous-pied, gommer les lignes verticales des globes et planisphères, bruler l’outillage de filage et enfin concasser les mollusques répondant à cette appellation.

OOO

Saut dans le temps et nous voilà à l’aube de sa vie de femme. Quinze ans sont écoulés - dont l’historique exhaustif se trouve dans Gala pour ceux que ça intéresse - et notre princesse est à l’aube de sa vie de femme, avec du poil, des seins qui poussent, et des sautes d’humeurs probablement strues (ce calembour épais vous est gracieusement offert par la maison).

Alors qu’elle déambulait mollement dans les couloirs du château, un jour quelconque de novembre, en pestant sur le manque d’ergonomie des protections féminines de l’époque, découvrit-elle au sommet d’un donjon un galetas d’où provenait un son qui lui était alors inconnu. Fille de Roi se sachant tout permis, elle fit irruption dans le réduit sous-toit et considéra l’occupante affairée en ce lieu, une mégère âgée et sourde comme un pot, qui de fait ignorait la consigne royale au sujet de l’outil à tisser promulguée une décennie et demie auparavant, faute de l’avoir entendue.
Ne pouvant réfréner un besoin compulsif de tripoter la paire de quenouilles malencontreusement exhibée, la princesse dans un mouvement leste se piqua au fuseau malicieux qui dépassait par là (vous me direz, je ne vois pas en quoi un fuseau peut être qualifié de « malicieux », je vous répondrais que ça a le mérite de dédramatiser un peu la tension narrative passablement insoutenable à ce stade du récit et arrêtez de m’interrompre !).

Exaspéré, le Roi qui eut vent de la nouvelle fit compresser la mégère dans la casse auto de Nino-la-fistule (sur la départementale 4 en sortant du fief), puis fit prestement mander la fée à l’origine du sommeil « réparateur ». Cette dernière consciente du fait qu’une princesse émergeant d’une sieste d’un siècle dans un château vide de ses occupants allait se faire correctement chier, décida d’endormir tout le monde pour la peine. Elle fit donc le tour de la propriété pour "toucher" tout le monde, lesquels au contact délicat de la main féérique s’affaissèrent sur eux-mêmes et dans les bras de Morphée ; seul un page occupé à déféquer derrière une tapisserie rouspéta à son réveil d’avoir été endormi de force sur ses propres matières.
Ainsi fut fait par la fée fabuleuse, puis elle quitta les murs tout en ceignant le domaine du châtelain d’un épais maquis de ronciers vivaces.

OOO

Saut dans le temps (c’est une saga…!) et nous voilà, un siècle plus tard, en présence d’un élégant chevalier tout de collant chaussé, qui intrigué par ce château sans vie apparente, s’équipe hardiment d’un puissant désherbant afin de préserver l’intégrité dudit collant en progressant vers le pont-Lévy (de l’ingénieur Israélite ayant le brevet du concept).
Sans trop chercher en dépit des 452 salles, chambres, cellules, cuisines, réduits et galetas que compte la bâtisse, il pénètre dans la chambre de la princesse endormie. Faisant preuve alors d’une goujaterie inqualifiable, il décide de bécoter la pucelle en profitant du fait qu’elle en écrase comme un loir.
Or il se trouve que ce malotru a une haleine de dromadaire à cause d’une dent creuse mal soignée dans laquelle stagne en permanence les microreliefs de ses 2 derniers repas. Incommodée par l’odeur, la belle se réveille avec une fraicheur que je vous laisse imaginer, compte tenu des heures de végétatisme qu’elle a au compteur.
Comme elle est ni farouche ni bégueule, elle s’entiche de l’hurluberlu narcophile en lui conseillant tout de même pour la pérennité du couple l’usage intensif de tic-tac mentholés, et des visites chez le dentiste plus que soutenues.

Ils s’en furent alors vers leur destin fait de « vécurent heureux », traversant le château en plein éveil où les gardes, gouvernantes, filles d'honneur, femmes de chambre, officiers, maîtres d'hôtel, marmitons, et autres valets de pied émergeaient eux aussi de leur catalepsie, ainsi qu’un petit page au derrière crotté.

Folzebuth



*La croyance urbaine, dont on sait qu’elle est rarement dans le vrai, croit candidement que l’expression décrivant l’acte de se sustenter seul dans son coin se dit – manger en juif – ce qui, au-delà d’être complètement faux, rajoute une couche d’opprobre regrettable à cette sympathique communauté qui n’en demandait pas tant. Non pas qu’une animosité particulière me meuve à l’égard des gentils helvètes spécialistes en vaches violettes, bonbons aux saveurs des plantes et établissements bancaires divers, simplement je souhaitais remettre les choses à leur place.
Mais bon, allez expliquer ça à ceux qui sont persuadés qu’on trouve du beurre en branche, et que les vaches espagnoles parleraient mal la langue de Molière…



Par Folzebuth
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Mercredi 5 juillet 2006

A l’occasion des épreuves de philo dernièrement corrigée et notée pour notre cru de bacheliers 2006, voici la rédaction type qu’il eut été de bon ton de rendre à la fin des 4 heures afin d’obtenir la note maximum, sur 2 sujets soigneusement choisis.

***

Sujet n°1 : Ce qui est vrai est-il toujours vérifiable ?

Oui.
Démonstration ; Cyril et Mycose jouent dans la cour de l’école (Mycose, c’est en hommage au présentateur de la Star’Ac que sa mère aime bien, sauf qu’elle entend très mal d’une oreille). Cyril fait mal à Mycose qui s’en plaint auprès de la maîtresse – ce qui, entre nous, fait de lui un sale rapporteur.
« Dis donc Cyril, c’est toi qui fait du mal à Mycose ? » s’écrie la maîtresse sans pouvoir réfréner un penchant affectif coupable pour cet enfant au prénom ridicule.

- C’est même pas vrai d’abord !!! s’exclame aussitôt Cyril. Alors bien sûr, il s’exprime avec ses mots d’enfants, mais si on lit entre les lignes, qu’oyons-nous ?

- Que de peines me sont infligés en ce jour funeste ou de sombres assertions sont vers moi dirigées sans que nul ne puisse attester de leur véracité. Je vous mets au défi, vilaine, de trouver âme en cette cour capable de salir mon honneur de quelques manières que ce soit, en dehors de cette fripouille dont le prénom n’est pas sans évoquer une affection cutanée due à un champignon veule et microscopique !

La maîtresse ne peut rien prouver ni donc vérifier, rien n’est donc vrai dans ce que rapporta Mycose, dont on apprendra plus tard qu’il est un adepte de l’automutilation au bâtonnet de colle UHU doublée d’une balance, vestige des traumas d’une enfance meurtrie entre un père clus et d’une mère fan hystérique d’un présentateur d’origine grecque (pas comme son champignon de fils).

CQFD
Toujours finir une démonstration brillante par CQFD, ça en jette grave.

***

Sujet n° 2 : Peut-on juger objectivement la valeur d'une culture ?

Oui.
La valeur de n’importe quelle culture est fixée selon les cours et le marché, répondant à des critères concrets de coûts de production et de demande de la part des consommateurs.
De façon très objective, l’artichaut n’a que très peu de valeur, compte tenu de sa faible distribution liée à un aspect extra-terrestre peu ragoûtant et une saveur de vieille semelle de chaussure. La vigne en revanche, de part un éclat de rubis ou d’émeraude lorsqu’il est à maturité…
hein ? quoi… ? Comment ça il ne s’agit pas de cette culture… ?
Ah OK…  Au temps pour moi, c’est encore plus simple ! En 3 lignes :

En toute objectivité :
La culture bouddhiste, c’est plaisant.
La culture nazie, c’est effrayant.


Folzebuth
Par Folzebuth
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Jeudi 21 septembre 2006
Ma fille a une mycose au pied.
Tu sais, cette espèce de merde microscopique logée dans le derme ou l’épiderme que sais-je, qui s’installe ad vitam pour en surface agrémenter l’uniformité insipide de ta voûte plantaire d’une grêle de petits boutons, avec un complément de desquamation intempestive faisant rapidement passer tes espaces inter-orteils pour un terrain ladre.
J’enrage…
Je suis personnellement affecté de cette triste misère depuis la puberté, impossible de s’en défaire tant les onguents et autres pommades brillent d’inefficacité curative. J’arrête ici mon frangin qui va me dire : « Espèce de singe, les produits pharmaceutiques sont efficaces, j’en suis l’exemple vivant ». Oui, sur un traitement à vie ! Impossible d’arrêter l’application quotidienne faute de quoi, l’éruption se manifeste derechef plus vite que la marée au mont St Michel.
La seule façon de ralentir la prolifération de cette fange étant l’amputation, je me résolus à maudire le ciel d’avoir affecté mon unique enfant, la chair de ma chair (et un peu celle de ma femme il faut bien reconnaître), de cette plaie infâme.

« Maudit sois tu, Dieu mesquin et veule, de corrompre le pied de l’innocence d’une peste microbienne et malodorante ; faut-il que Tu sois médiocre au point de sombrer dans une bassesse telle que ton bon plaisir passe par l’infestation sordide du peton de ma poupée. »

Sur quoi il me répondit :
« hé connard, t’aurais sans doute préféré qu’elle naisse sourde, cul-de-jatte, trisomique, avec un bec de lièvre et une hernie congénitale de coupole diaphragmatique ? Non ? Alors ne vient pas me casser les couilles avec tes faux problèmes… »

Après lui avoir gentiment signalé que le ton qu’il employait seyait somme toute assez peu à une entité séculaire, je pris congé avant que l’envie ne lui prenne de me faire subir les foudres de sa divine colère sur le coin de ma gueule.

Mais encore à cet instant je me demande s’il n’eut pas mieux valu que je rouspète au sujet de mes hémorroïdes…


Folzebuth
Par Folzebuth
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Lundi 2 octobre 2006
Dans notre grande rubrique « N’importe quoi », voici aujourd’hui dépiautés : les X commandements.


I - • Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.

Si nous étudions attentivement ce premier commandement, un constat évident est à faire sur les origines du Tout-puissant ; il vient d’une barre HLM de Seine-Saint-Denis, du « 9 3 » comme l’appellent ses autochtones en survêt.
En effet, toute personne disposant d’un sens, même ténu, de la rhétorique eut privilégié une formulation de type : « Tu n’auras pas d’autres dieux que moi. » ou bien encore « Tu ne présenteras pas d’autres dieux devant moi… ou en face de moi ».
« …devant ma face. » est une tournure verbale navrante et très décevante de la part d’une entité cosmique omnipotente dont on imagine mal la dégaine en jogging Adidas et bonnet qui fleure le cheveux gras.

II - • Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras (1) point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punit l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fait miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.

Intéressant que ce point où, dès le 2ème commandement, Dieu plante le décors en menaçant tout de go ses fidèles, et leurs descendants, de leur jeter le mauvais œil si ceux-ci s’avisent de faire des moulages ou peindre des croûtes de, faut-il le rappeler, une entité immatérielle jamais descendue sur terre et dont personne ne saurait donner donc une description.
Il justifie par ailleurs le bien fondé de cette sanction Damoclèsienne de manière tranchée et très mature ; « car moi (…) je suis un jaloux… ».
Formulé différemment, cela donne : « Ne t’avise pas de donner une forme à ce dont tu ignores l’aspect, car je souffre d’une faiblesse psychanalytique entraînant une possessivité pathologique pouvant me conduire à maudire jusqu’aux arrières petits-enfants des apprentis artistes à la con comme toi.

III - • Tu ne prendras point le nom de l'Eternel, ton Dieu, en vain ; car l'Eternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.

Ici, mon ami l’éternel donne une directive claire et percutante.
« Je ne te cautionne en rien bougre de con, donc tu est gentiment prié de ne pas me citer à la légère, voire ne pas me citer du tout, en quelques circonstance que ce soit ! »
Donc en clair, va faire ta vie, mais ne t’amuse pas à justifier quoi que ce soit en m’utilisant comme alibi.
Le conseil semblerait de prime abord plutôt avisé et sage, mais il faut encore qu’il se termine par des menaces de punitions ce qui fait glisser sa démarche de pédagogique à répressive…
…regrettable.

IV - • Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l'Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour : c'est pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié.

Bon, heu là on a un problème. Je crains qu’au niveau de pas mal de conventions collectives, le concept de 6 jours travaillés (d’affilés) pour 1 seul chômé risque de coincer, et les partenaires sociaux vont encore gueuler comme des putois. Tout ça aux 35 heures…
Qui plus est, le septième jour au repos pour tous, OK, mais on va vite se trouver confronté à un problème : admettons que le 7ème jour tombe un 24 décembre… t’imagine une veille de Noël sans commerce ouvert ! Meeeeeerde…
Et puis 7ème jour à partir duquel ? Il est marrant… ! Parce que si je compte à partir de mercredi, le 7ème jour – jour de repos donc – tombe un mardi. Bon, le mardi moi je peux ; mais est-ce le cas de tous ? Non. Remeeeeeerde…

V - • Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.

Ce point-ci semble méconnu d’une tranche entière de la population située dans la tranche d’âge 15 – 19 (avec des débordements possibles des 2 bornes, selon cas particuliers), ce groupe d’individus ne semblant se soucier que très peu d’une éventuelle non-prolongation de leurs jours « dans le pays de l’éternel », tant l’irrespect et l’ingratitude de ces petits cons sont flagrants face à leurs géniteurs.

VI - • Tu ne tueras point.

Ca, c’est un commandement qui a le don de compliquer singulièrement les relations humaines depuis qu’il est en place.
Nous essayons depuis des semaines avec mon épouse de faire aboutir des négociations avec une banque pour l’établissement en bonne et due forme d’un prêt immobilier, à grands renforts d’appels téléphoniques incessants, passages à l’agence, etc…
Alors que dès le départ, l’homicide d’un des employés à la hache, pour l’exemple, aurait eu le mérite d’accélérer significativement la procédure.

VII - • Tu ne commettras point d'adultère.

Adultère : Violation du devoir de fidélité entre les époux.
La parade à ce commandement qui se mêle gentiment de la vie de couple ne le concernant en rien a été simple à trouver par mes contemporains : ils ne se marient plus. Pas de mariage, pas d’époux, donc pas plus de devoir de fidélité que d’immigrés clandestins en Suisse.

VIII - • Tu ne déroberas point.

Tu peux essayer de gruger le fisc chaque année, télécharger illégalement des logiciels, des albums musicaux, des films entiers, tu peux te remémorer tes chapardages d’enfant pour 2 bics noirs, un magazine érotique et quelques friandises, te taire lorsqu’un commerçant se trompe en te rendant trop de monnaie, mentir sur l’âge de ton gosse à l’entrée du zoo, placer ton épargne dans un paradis fiscal, utiliser l’argent de ton entreprise ou de ton parti politique à des fins personnelles, chiper de la menue ferraille dans le porte-monnaie de ta maman, vendre ton bien trop cher à un gogo trop naïf…
Mais dérober, NON !

IX - • Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.

J’ai longuement réfléchis au pourquoi de la présence d’un tel commandement si spécifique, au milieu de 9 autres beaucoup plus généralistes. C’est vrai au juste, c’est quoi cette histoire de faux témoignage… ?
Tant qu’on y est, pourquoi pas : « Tu ne fera pas de transplantation cardiaque sans anesthésie générale » ? ou « Tu ne prendras pas le métro sans avoir composté ton ticket ».
Et puis j’ai fini par comprendre… (voir la suite)

X - • Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.

En fait Dieu est un mafieux Russe émigré passé à l’ouest lors de la chute du mur ; et là, tout est clair…
Immigré en France au début des années 90, en banlieue Ile-de-Francienne qui plus est, on a vu mieux pour apprendre la langue de Molière, on s’explique très vite les impairs de langage constatés plus haut.
Souffrant de troubles du comportement, d’une jalousie maladive et de pulsions psychotiques, il trouve tout de même la lucidité, en bon parrain qu’il est, de t’aviser que tu ne dois pas te servir de son nom si tu te fais gauler par la maison poulaga.
Il t’explique quand tu dois bosser pour lui, et quand tu dois te reposer, car c’est lui ton boss.
Il te demande d’honorer ton père et ta mère, car « la famille », c’est sacré tu comprends petit ?
Il te dit « Tu ne tueras point » ; il n’ajoute pas mais c’est tacite, « …tant qu’on ne te l’aura point demandé ».
Il te parle ensuite de ta vie sexuelle et conjugale, et de l’honorabilité que ton couple doit afficher : pas d’adultère, pas de convoitise de la femme d’un autre… pas de ça dans la famille.
Tu ne déroberas point, en effet, puisque l’essentiel du business tourne autour de la mise sur le « marché » parisien de jeunes filles des Balkans, et le trafic de poudre à récurer les sinus.
L’histoire de témoignage prend alors une signification toute particulière, n’est-il pas ?


En clair, et cela méritait d’être porté à la connaissance de tous, les 10 commandements sont en fait une liste de consignes et de directives émises par Piotr Pourcilianov, alias « Le démembreur », à l’ensemble de son « personnel », afin de conserver une certaine homogénéité comportementale dans pègre parisienne russophone qu’il gouverne.

Voilà qui est dit.

Folzebuth.
Par Folzebuth
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Vendredi 6 juillet 2007
Les temps changent, les mœurs aussi pas mal.
Si la mode des maillots de bain a considérablement évolué au cours de ces 30 dernières années, comme le design de nos voitures et fort heureusement nos coiffures, si le look des animatrices de télévision est passé de vieille fille prude à cochonne lubrique (voir article antérieur) il est navrant de constater que dans le domaine de l’insulte, nous faisons montre d’un manque cruel d’imagination créatrice et que notre capacité à changer de registre semble nulle, car comme inexplicablement figée dans le marbre.
Attaquons de suite sans plus d’explication (sinon ma femme va encore me dire que je fais des préambules à n’en plus finir…).


« Con » et ses déclinaisons par exemple ; « connard, connasse, gros con, petit con » (lequel d’ailleurs de ces 2 l’est le plus ? le gros ou le petit ? ou est-ce seulement rattaché à l’âge et au morphotype de la cible ? Mystère).
Je ne pense pas apprendre quoi que ce soit à qui que ce soit en rappelant que le con, désigne initialement le sexe féminin. Pourquoi le sexe de la femme, dans tout ce qu’il a de plus fécond et de plus ludique se voit-il, encore en 2007, rabaissé si bas qu’il fasse encore office d’insulte offensante ?

Si l’on demeure dans le registre des morceaux de viande, j’ai les mêmes remarques à l’encontre de « bite ». Se faire traiter de bite… franchement…
Le sexe de l’homme est un des organes les plus nobles qui soient et un des rares à être multifonctions dans l’organisme (va demander au cœur de faire autre chose que pomper bêtement, ou à l’estomac de brasser méthodiquement…).
La bite, mes biens chers frères, sert à la miction, et debout qui plus est, elle sert au coït, sert à montrer que l’on désire ardemment le coït, sert à jouer tout seul quand on s’est vu refuser un coït, permet de faire l’horloge solaire sur une plage naturiste, permet de s’amuser à "Missile Sol-Air Hermes" quand on a 10 ans (ou dix ans d’âge mental…), permet à certains maigrelets de compenser avantageusement une plastique d’informaticien dans certains vestiaires…
Alors au nom de quoi continue-t-on à balancer du « Quelle bite celui-là ! », je vous le demande…
C’est d’autant plus étonnant que, pour souligner un moment agréable, on dit que « c’est le pied »… Ahurissant. L’association agréable-pied m’échappe complètement. Personnellement, quand j’enlève mes pompes le soir pour dévoiler mes pieds, le moment n’est agréable pour personne… garanti.

Il est bien entendu évident que ce chapitre sur les parties du corps revêtant un caractère injurieux ne saurait se conclure sans un détour par le « trou du cul » (élégant). C’est à la limite le plus compréhensible des jurons attachés à une partie du corps, de part la tâche sinistre incombant à cet anneau musculeux à contraction volontaire (du moins normalement). L’action de déféquer étant grotesque et sale dans l’opinion collective, la merde restant de la merde et compte tenu de sa position de portier, c’est en toute logique donc que l’anus, alias trou du cul, s’est vu inexorablement affublé de la cape de l’insulte implacable.
Et pourtant, l’action de faire caca n’est-elle pas la plus naturelle qui soit ?
Et le suppo’ ? Tu devrais le mâcher ton suppositoire si tu n’avais de trou du cul pour le faire à ta place… alors respecte-le !
Et je connais pas mal d’homo-mecs qui sont ravi d’en être équipé, d’un trou-d’uc, et qui ont une considération toute ludique à son égard, et non injurieuse de facto.

Laissons donc les bites, cons et autres trous vaquer à leurs nobles besognes, et traitons-nous d’autre chose, s’il vous plaît !

PD, Pédale, Tapette, Tarlouze, Tafiole : insultes essentiellement employées par la caste masculine, vers un membre également de la même caste, afin de lui signifier tout le mépris qu’il a de lui en l’assimilant – que ce soit vrai ou non d’ailleurs – à un groupe ethno-sexuel qu’il considère comme risible dans le meilleur des cas, voire honteux ou pire, contre-nature et dégoûtant (il est d’ailleurs intéressant de constater que dans l’immense majorité des cas, l’homme trouve l’homosexualité féminine fort distrayante, et l’homosexualité masculine fort répugnante, j’en veux pour preuve que dans toute production pornographique qui se respecte destinée à un marché hétéro, on voit systématiquement 2 (ou plus) gourmandes se grignoter la craquette épilée (Mme la riche veuve héritière et sa domestique pas trop farouche), alors qu’on y verra jamais 2 éphèbes s’enculer sans vergogne (hop là…).
Nota : Rare, mais ce type d’insulte peut être entendu dans la bouche de certaines femmes qui boivent de la bière au litre, pètent à table, aiment l’ultimate fighting et les semi-remorques.

Enculé, sodomite : variante sur le thème précédent, où ici l’interjection se fait moins généraliste et beaucoup plus descriptive, le vif du sujet étant évoqué sans équivoque aucune. Notez qu’il s’agit encore une fois de la description pure et factuelle d’un comportement sur lequel s’appose l’opprobre et la disgrâce, au goût de celui qui l’emploi du moins.

Pute : la pute est à l’insulte féminine ce que le PD est à l’insulte masculine ; le dénigrement total de la condition et des mœurs d’une personne en se servant du qualificatif, ou d’une version argot de celui-ci, à des fins insultantes. Les prostituées existent, bien contre leur gré sans doute pour la plupart, depuis des siècles, dans tous les pays de tous les continents ; c’est comme il est coutume de l’appeler le plus vieux métier du monde, consistant à donner avec son corps du plaisir de chair moyennant finance. Le plus fascinant étant que, génération après génération, d’un pays à l’autre, d’une religion à l’autre, pas une nation ne fait exception dans le mépris qu’il est d’usage d’avoir à l’égard de ces personnes. On les tolère plus ou moins selon les régions du monde, mais l’insulte est tout aussi efficace, où que l’on soit.
Une remarque tiens : quand on dit de quelqu’un que c’est un dictateur, c’est pour désigner la plupart du temps un excès d’autoritarisme de la part de celui qui est visé. L’agression n’est pas bien virulente et cache parfois de l’amusement – l’intéressé peut même en être flatté. Traiter de pute en revanche n’offre que très peu de chance de recevoir un accueil enthousiaste, même avec une personne large d’esprit et peu susceptible. Et à bien y regarder, on est tout de même en droit de se demander, du dictateur ou de la pute, lequel des 2 cause le plus de tort à ses concitoyens… j’ai personnellement un avis sur cette question.

Fils de pute, bâtard : ici c’est intéressant, l’agresseur verbal s’en prend à la lignée de l’objet de son courroux, soit en qualifiant sa mère de praticienne sus-développée, soit en qualifiant d’illégitime l’union des parents dont il est le fruit.
Je ne vais pas disserter derechef sur « pute » dont « Fils de… » n’est qu’une déclinaison, mais intéressons-nous un instant à ce batârd…
C’est intéressant de constater que de nos jours, une multitude de gamins en survêt’ issus de banlieues passablement défavorisées, n’ayant que très peu de choses à foutre de la religion (je vous renvoie à la désertification des mosquées, temples et églises de toutes confessions) comme ils se foutent du supposé caractère sacré de la fidélité conjugale, dans une société où pratiquement 1 enfant sur 2 né hors mariage, se jettent aux museaux du « bâtard » à longueur de journée, qui je le rappelle, est une insulte d’un autre temps que les moins de 20 40 ans ne connaissent certainement pas, insulte visant à conspuer les enfants né en dehors d’un mariage en bonne et due forme.
Quitte à utiliser un critère désuet et archéologique de dépréciation et moquerie, pourquoi ne pas remonter encore plus loin dans le temps et se traiter de vilaine sorcière, hérétique, ou mieux encore, de sale rouquin ?

Salope : Je ne vais pas vous donner la définition de ce vilain mot (on l’a entendu dans la bouche de politiques dernièrement, le mot n’en sort pas grandit, je vous le dis)… simplement je le trouve tristement commun et surtout, d’une bêtise sans fond puisque que ne servant qu’à tâcher sans réelle signification. Comme l’ont très bien souligné "Les Inconnus" dans un sketch assez drôle, la salope est aussi bien une jeune femme qui accepte les pires outrages le premier soir d’une sortie, que celle qui s’y refuse… le terme est donc atterrant de part le vide de sens qu’est le sien.
Né, je l’imagine, d’un raccourci de l’insulte Marie-Salope désignant une femme négligée, malpropre et débauchée, cette signification a complètement disparu pour aujourd’hui ne plus servir qu’à désigner une femme dans la bouche des mufles.



Bon, après vous avoir sermonné sur les insultes qu’il serait de bon ton d’oublier, voici ce que je vous propose comme jurons « génériques » (même goût, même effet thérapeutique, mais pas la même marque) :

Jean-foutre : un peu vieilli mais ne demandant qu’à revenir au goût du jour, le jean-foutre se présente comme quelqu’un d’incapable, indigne ou moralement condamnable, donc tout à fait approprié à l’univers télévisuel (pour le côté indigne), ou au relationnel hiérarchique en entreprise (pour le côté incapable). Peut aussi être habilement remplacé par le « Foutriquet », également suranné mais tout aussi efficace.

Paltoquet : un de mes favoris, familier du lectorat des aventures de journalistes belges à houppette, le paltoquet est un peu vieilli, mais ne demande qu’à revenir au goût du jour.
Sa signification est double, ce qui peut le rendre deux fois plus efficace. Une définition originelle le qualifie d’homme malappris et grossier ; la définition contemporaine traite plus d’une personne insignifiante et prétentieuse.

Pisse-froid : un peu vieilli mais ne demandant qu’à revenir au goût du jour, le pisse-froid est un homme froid, morose et dépourvu d’humour. Vous conviendrez donc que ce ne sont pas les occasions du quotidien qui manquent pour faire un usage avisé de telle pique, notamment à l’égard de la hiérarchie ecclésiastique et des militants MPF.

Grosse merde : une de mes favorites, intemporelle et toujours efficace. Nul risque de blesser qui que ce soit – en dehors de la cible cela va sans dire – car une merde est et restera toujours une merde. C’est du déchet, ça sent mauvais, c’est disgracieux et ne plaît qu’aux mouches (qui ne sont pas susceptibles et ne voient d’outrage majeur à ce que leur dîner quotidien fasse l’objet d’insultes copieuses).
Un exemple pour étayer : « M. Di Canio, vous êtes une grosse merde ». Avec le vouvoiement, c’est la classe, enfin je trouve.

Tchouck-tchouk-nougat : Made in Capitaine Haddock. Je ne sais pas trop à vrai dire ce qui se cache derrière ce cri de colère du marin barbu, mais l’expression me fait hurler de rire. A essayer lors de votre prochaine dispute avec un tiers… pour voir.

Faquin : un peu vieilli mais ne demandant qu’à revenir au goût du jour, le faquin est un homme méprisable, vaniteux, malhonnête et sot. Devant telle définition, convenons que le « faquin » peut aisément convenir à de nombreux responsables politiques, syndicaux, ainsi que plusieurs animateurs/producteurs de télévision.

Galapiat : désigne surtout un individu jeune de type vaurien. Cette insulte n’est pas très virulente et peut facilement être employée dans le registre affectueux. Important : Ne convient pas vraiment pour conspuer des militants néonazi à une sauterie FN.
Bien qu’un peu vieillie, elle ne demande néanmoins qu’à revenir au goût du jour.


Alors de grâce, laissons là les « Va te faire enculer gros PD », ce qui, au-delà d’être redondant comme envolée syntaxique, continue d’assimiler l’homosexualité à une tare, sans nécessairement vexer son destinataire puisque cela faisait peut-être partie de ses plans pour la soirée…
En revanche, pourquoi ne pas employer : « Foutre du diable Monsieur, vous n’êtes qu’un paltoquet doublé d’un galapiat morveux… Tchouck-tchouck-nougat !!! »



D’autant qu’il suffirait de peu de choses pour que les habitudes changent. Regarde ; il a suffit d’une demi-vie de carrière sur scène à un génie comme Coluche pour faire de l’insulte « enfoiré » un terme quasi-amical. Initialement signifiant imbécile ou bon à rien, l’expression aujourd’hui rime aujourd’hui avec vieille canaille ou coquin malin, sans parler de l’association d’idées positives se faisant nécessairement avec les restos…

Folzebuth
 
Par Folzebuth
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Épice déçu

Vesse fugace

A tous ceux qui échouent ici suite à une requête Google comprenant les mots  "femme à poil", "Laetitia Boudou/Hallyday nue" ou encore "Grosse femme nue fait caca", le tenancier de ce blog vous informe qu’il est peu probable que vous trouviez une quelconque satisfaction à la lecture des écrits contenus ci-dessous. Vous pouvez donc passer votre chemin avec au cœur mon souhait que vous puissez trouver votre Graal (nu donc) sans trop de peine.
 

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