Lettre ouverte à France Inter

Publié le par Folzebuth

SGuillon.jpgJe viens d’apprendre que les contrats de Didier Porte et Stéphane Guillon ne sont pas reconduits à la rentrée prochaine, façon élégante de dire qu’ils sont remerciés de votre antenne pour avoir fait de l’humour ne correspondant pas à votre ligne éditoriale, autre façon élégante de dire qu’ils ont un peu chié sur des pompes politiques qui ont pouvoir de décision au sein de votre direction…

 

Depuis des mois maintenant différents observateurs regrettent que le monde de la politique soit de plus en plus intrusif à l’égard des médias de service public, que les accointances entre dirigeants de presse et personnalités au plus sommet de l’état soit à ce point voyante, et que les décisions prises en matière de ressources humaines et affectations professionnelles relèvent plus du fait du prince que de la logique d’entreprise ; demandez à Alain Genestar ou Frédéric Pommier ce qu’ils en pensent. On constate aujourd'hui que vous assumez pleinement et donnez foi sans aucune retenue à ses diverses allégations, avec un aplomb qui je dois le reconnaître, forcerait l'admiration si je n'étais pas à ce point écœuré.

 

On se dirige tout doucement vers un monde de presse où ce qui est dit ou écrit devra être avalisé par le patron servile assujetti à l’influence d’un politique susceptible et sans aucun second degré. C’est à vomir.

Mais M. Val doit être aux anges, Siné Hebdo a fini par crever, Porte et Guillon sont dégagés, sale temps pour la dissidence en matière d’humour. Allez encore un effort, il faudrait aussi détruire Maëster qui tabasse pas mal gouvernement, et toute l’équipe de Groland.

 

J’étais déjà assez déçu d’apprendre que Nicolas Demorand quitterait l’antenne à cette rentrée prochaine – pour des raisons personnelles que l’on peut toutefois aisément comprendre – car sa façon de mener ses interviews politiques était à mon goût.

 

DPorte.jpgViens s’ajouter à cela l’éviction honteuse de ces 2 humoristes, sur la station où travaillait Pierre Desproges quand on y pense…

Et ce matin, comme de nombreux autres matins de l’année, les mouvements sociaux traditionnels en hexagone vous entraînent dans leur logique de non-travail et une fois encore vous diffusez de la soupe musicale en lieu et place de vos diverses chroniques économiques, politiques et j’en passe…

 

Le divorce est pour moi donc consommé, vous ne m’aurez plus comme auditeur, je m’en vais voir ailleurs si l’herbe y est plus verte, et si les humoristes acides y ont droit de cité.

 

Veuillez agréer messieurs Val et consorts l’expression de mon mépris le plus authentique.

 

A bon entendeur, adieu.

 

 

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Publié dans Colère

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