Je vous interdis de me doubler (part II)

Publié le par Folzebuth

Re-publication de l'article précédemment envoyé, archive-host n'étant pas à la hauteur des espoirs placés en lui quant à la diffusion de vidéo.

Or donc il s'agissait de quoi, je me répète :

      Le 24 mai 2007, j'écrivais un article sur le doublage au cinéma, art sans doute difficile mais que personnellement j'abhorre. Au sein même de l'article, chapitré tel des commandements, se trouvait l'argument suivant : 

 

Certaines actrices pulmonaires se sont parfois fait engager dans ce que la communauté cinéphile de genre s’accorde à classer comme des incontournables du film d’épouvante, uniquement sur 2 critères : la taille des bonnets et la capacité à lézarder les murs en hurlant d’effroi – pour les besoins du film s’entend.
Doubler une actrice comme ceci revient à l’amputer de 50% de son talent… c’est beaucoup. D’autant que la performance en studio des personnes qui doublent est rarement à la hauteur, pour ne pas dire franchement médiocre.

Et si on sort du genre horreur dont je sais pas expérience qu’il ragoûte autant mon lectorat que la musique Metal, prenons 1 exemple dans le cinéma "conventionnel".
Marie Elisabeth Mastrantonio ; éclose dans Scarface, révélée au grand public dans Abyss, elle joue en 91 au côté de Kevin Costner dans Robin des Bois. Bon. Dernière demi-heure du film, l’action est à son comble, les flèches fusent, les épées s’entrechoquent, la bravoure et la sueur sont au rendez-vous ; Marian, séquestrée par le vil Shériff de Nottingham et sur le point de convoler en noces contre son gré, aperçoit son amoureux en contrebas et le hèle par son prénom pour attirer son attention et lui indiquer par-là même 1/ sa position inconfortable et 2/ qu’un sauvetage héroïque en bonne et due forme serait du plus bel effet à cet instant précis.
Le cri poussé en VO hérisse le poil d’émoi, arrête momentanément le cœur et fige le sang. Miss Manstrantonio réalise ce que j’appelle une performance, l’implication totale, le don de soi au service du rôle, avec un grog au miel ensuite pour réparer les cordes vocales abîmées.
En VF, C’est du Laurie qui chante, Lara Fabian qui appelle un taxi ou Céline Dion sous la douche. Nul, fade, sans intérêt.

 

Voici aujourd'hui la séquence en question, histoire d'illustrer mon propos.    

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Publié dans Cinéma & critiques

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noum 24/11/2010 17:14



je crois que le problème vient aussi du fait que Robin pronocé robine avé l'accent ce dit Robin en français ....ça fais con ...Robin avec in  c'est pas viril .... et puis les anglophone ils
sont meilleurs dans les aigus ...je sais ce com est une espèce d'ode à la loose ultime...pardon ...


Bisou aussi :)



La Krapaille 24/11/2010 12:14



ben il est où le film ?