Bulletin, tintamarre, marre des cons

Publié le par Folzebuth

En pleine période électorale, tu te doutes bien que je ne pouvais rester silencieux trop longtemps et taire ainsi les remarques, commentaires et remontées acides que m’inspire l’actualité politique ; ça m’en réveille la nuit, c’est te dire.


Tiens, une anecdote pour commencer.
Recevant un couple d’amis pour dîner un soir de ces derniers mois, nous en vînmes à évoquer le planning de nos festivités de fin d’année à venir. De ma chaise faillis-je tomber de consternation lorsque ces derniers, évoquant dans les jours prochains un repas chez untel, se sentirent tenus de ponctuer l’annonce de cet événement festif leur appartenant d’une remarque fielleuse sur le bord politique de leurs hôtes d’un soir – de droite en l’occurrence – avec un dédain dans la voix que seul un acerbe militant de gauche peut afficher. Et de surenchérir dans le sectarisme caustique en ajoutant que, si la présence d’un troisième couple - de gauche eux - lors de cette soirée pourrait diluer les mauvaises ondes UMP, il n’en serait rien puisque le 3ème couple en question appartiendrait, selon eux, à cette sous-catégorie honteuse de socialistes baptisée « gauche caviar »… (Pour ma part, j’ignorais purement et simplement que cette expression datant du début des années 80 était encore à la mode 25 ans plus tard chez nos émérites analystes politique de fin de repas).
L’espace d’un bref instant, je me pris à imaginer quelles furent leurs appréciations à l'encontre de notre couple lors de leur précédente sortie chez machin ou chez truc, tout en remerciant dans la foulée l’isoloir pour sa seule existence dispensant qui le souhaite de faire étalage de ses choix politiques.

Quand l’opinion des uns sur les autres s’arrête à ce qu’ils croient connaître de leur orientation politique, je me prends à désespérer de la nature humaine.
C’est à mon sens un comportement outrancier et caricatural ressemblant à s’y méprendre à de l’extrémisme, masqué sous des atours de mentalité saine, modérée et bien-pensante, et qui n’a rien à envier aux bords De-Villiériste ou José-Bovin.

C’est sans doute pour cette raison que je ne discute politique qu’avec ma femme. Peu de gens ont la chance comme elle d’avoir l’intelligence, la finesse d’esprit et le bon sens pour arriver à écouter, ne serait qu’écouter, et entendre les arguments d’un bord comme de l’autre, pour se faire une opinion juste, et accepter que des bonnes idées puissent germer d’un côté comme de l’autre (extrêmes exclus s’entend).

Je me demande aujourd’hui si, avoir une carte de parti, c’est n’est pas tout simplement accepter d’avoir des œillères de son plein gré, et s’en satisfaire pleinement.
C’est perdre son libre arbitre, s’en remettre pleinement au leader de son bord et arrêter tout simplement de réfléchir. A droite comme à gauche. Chez les extrémistes comme chez les radicaux ou les modérés.

En vérité, je vous le dis ; celui qui choisit un camp politique fait déjà un pas dans la mauvaise direction. Gloria in Excelsis Deo.


Sinon, depuis plusieurs jours, les 2 présidentiables, candidats de deux grands camps présents dans l’hémicycle se balancent de sympathiques noms d’oiseaux, sans doute pour amener le débat au niveau de leurs militants les plus impliqués, je cite : hystérique, menteur, ignoble… …la classe.
J’attends les derniers jours avant le 1er tour, avec un peu de chance on en sera peut-être à connasse, peigne-cul et p’tite bite, qui sait ?

Une chose est sure, la campagne a vraiment commencé, puisque Nicolas Sarkosy parle des crèches et du « droit opposable » à la garde d’enfant (droit opposable dont tout le monde ignorait l’existence et la signification en dehors des juristes, avant cet hiver sous tente au canal St Martin).
Personnellement, je m’intéresse au sujet de la garde de mioches depuis la première grossesse de mon épouse, à savoir 2002… depuis 5 ans… un quinquennat quoi (sic).
Tout le monde le sait, c’est entré dans les mœurs, ça fait partie du décor :
La terre est ronde, elle tourne autour du soleil, l’eau mouille, Jean-Marie Le Pen est raciste et il n’y a PAS DE PLACE EN CRÈCHE !!!
Pour arriver à caser ton gosse en crèche, il eut fallu réserver sa place grosso modo au moment où tu draguais sa mère en discothèque 6 ans auparavant, ou bénéficier d’un piston quelconque, tant il est vrai qu’en France comme ailleurs, la progression est, à l’instar du moteur 4 temps, étroitement liée à la présence de pistons qui, s’ils font défaut, ne te laissent d’autres moyens d’avancement que les rames ou les pédales.
Et s’il y a un point dont je suis certain, pour m’être particulièrement penché sur la question en cinq ans, c’est bien que si un politique parle de la garde de tes gosses, c’est bien parce qu’il compte nous mettre un coup de genou dans les urnes à très court terme.
Merde, je réalise soudain que je viens de faire du sarcasme sur une idée du programme UMP. Je dois être de gauche alors, pas de doute… génial, je vais pouvoir réinviter mes potes socialistes…
Aïe non, re-merde ; ma mère m’a fait déguster du vrai caviar il y a 15 jours, rapporté d’un voyage à Budapest… je dois donc appartenir à une classe « progressiste qui s'allie au goût des mondanités et des situations acquises » (Petit Larousse).
Tant pis, je pourrai au moins bosser à Canal+ (un sarcasme sur un autre, ça s’annule ou ça compte double, je ne sais plus… ?).

Piqûre de rappel

Et quelques classiques à réviser :
« À part la droite, il n’y a rien au monde que je méprise autant que la gauche. »
Pierre Desproges

« Qu’on soit de droite ou de gauche, reste à l’être intelligemment. C’est le plus difficile. C’est le plus important. L’intelligence n’est d’aucun camp. C’est pourquoi nous avons besoin des deux, et de l’alternance entre les deux. »
André Comte Sponville

« Les sondages, c'est pour que les gens sachent ce qu'ils pensent »
Coluche



Folzebuth

Publié dans Constat dépité

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Edy la Krap- 07/05/2007 09:15

Ben en attendant, c'est sarko qui a niké la Ségo.
et à Auch, ils on foutu le feu dans une cage d'escalier à cause qu'ils étaient pas contents du résultat.
Heureusement, ils ont mis le feu à une poussette : le moteur n'a donc pas explosé.