десять командований

Publié le par Folzebuth

Dans notre grande rubrique « N’importe quoi », voici aujourd’hui dépiautés : les X commandements.


I - • Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.

Si nous étudions attentivement ce premier commandement, un constat évident est à faire sur les origines du Tout-puissant ; il vient d’une barre HLM de Seine-Saint-Denis, du « 9 3 » comme l’appellent ses autochtones en survêt.
En effet, toute personne disposant d’un sens, même ténu, de la rhétorique eut privilégié une formulation de type : « Tu n’auras pas d’autres dieux que moi. » ou bien encore « Tu ne présenteras pas d’autres dieux devant moi… ou en face de moi ».
« …devant ma face. » est une tournure verbale navrante et très décevante de la part d’une entité cosmique omnipotente dont on imagine mal la dégaine en jogging Adidas et bonnet qui fleure le cheveux gras.

II - • Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras (1) point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punit l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fait miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.

Intéressant que ce point où, dès le 2ème commandement, Dieu plante le décors en menaçant tout de go ses fidèles, et leurs descendants, de leur jeter le mauvais œil si ceux-ci s’avisent de faire des moulages ou peindre des croûtes de, faut-il le rappeler, une entité immatérielle jamais descendue sur terre et dont personne ne saurait donner donc une description.
Il justifie par ailleurs le bien fondé de cette sanction Damoclèsienne de manière tranchée et très mature ; « car moi (…) je suis un jaloux… ».
Formulé différemment, cela donne : « Ne t’avise pas de donner une forme à ce dont tu ignores l’aspect, car je souffre d’une faiblesse psychanalytique entraînant une possessivité pathologique pouvant me conduire à maudire jusqu’aux arrières petits-enfants des apprentis artistes à la con comme toi.

III - • Tu ne prendras point le nom de l'Eternel, ton Dieu, en vain ; car l'Eternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.

Ici, mon ami l’éternel donne une directive claire et percutante.
« Je ne te cautionne en rien bougre de con, donc tu est gentiment prié de ne pas me citer à la légère, voire ne pas me citer du tout, en quelques circonstance que ce soit ! »
Donc en clair, va faire ta vie, mais ne t’amuse pas à justifier quoi que ce soit en m’utilisant comme alibi.
Le conseil semblerait de prime abord plutôt avisé et sage, mais il faut encore qu’il se termine par des menaces de punitions ce qui fait glisser sa démarche de pédagogique à répressive…
…regrettable.

IV - • Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l'Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour : c'est pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié.

Bon, heu là on a un problème. Je crains qu’au niveau de pas mal de conventions collectives, le concept de 6 jours travaillés (d’affilés) pour 1 seul chômé risque de coincer, et les partenaires sociaux vont encore gueuler comme des putois. Tout ça aux 35 heures…
Qui plus est, le septième jour au repos pour tous, OK, mais on va vite se trouver confronté à un problème : admettons que le 7ème jour tombe un 24 décembre… t’imagine une veille de Noël sans commerce ouvert ! Meeeeeerde…
Et puis 7ème jour à partir duquel ? Il est marrant… ! Parce que si je compte à partir de mercredi, le 7ème jour – jour de repos donc – tombe un mardi. Bon, le mardi moi je peux ; mais est-ce le cas de tous ? Non. Remeeeeeerde…

V - • Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.

Ce point-ci semble méconnu d’une tranche entière de la population située dans la tranche d’âge 15 – 19 (avec des débordements possibles des 2 bornes, selon cas particuliers), ce groupe d’individus ne semblant se soucier que très peu d’une éventuelle non-prolongation de leurs jours « dans le pays de l’éternel », tant l’irrespect et l’ingratitude de ces petits cons sont flagrants face à leurs géniteurs.

VI - • Tu ne tueras point.

Ca, c’est un commandement qui a le don de compliquer singulièrement les relations humaines depuis qu’il est en place.
Nous essayons depuis des semaines avec mon épouse de faire aboutir des négociations avec une banque pour l’établissement en bonne et due forme d’un prêt immobilier, à grands renforts d’appels téléphoniques incessants, passages à l’agence, etc…
Alors que dès le départ, l’homicide d’un des employés à la hache, pour l’exemple, aurait eu le mérite d’accélérer significativement la procédure.

VII - • Tu ne commettras point d'adultère.

Adultère : Violation du devoir de fidélité entre les époux.
La parade à ce commandement qui se mêle gentiment de la vie de couple ne le concernant en rien a été simple à trouver par mes contemporains : ils ne se marient plus. Pas de mariage, pas d’époux, donc pas plus de devoir de fidélité que d’immigrés clandestins en Suisse.

VIII - • Tu ne déroberas point.

Tu peux essayer de gruger le fisc chaque année, télécharger illégalement des logiciels, des albums musicaux, des films entiers, tu peux te remémorer tes chapardages d’enfant pour 2 bics noirs, un magazine érotique et quelques friandises, te taire lorsqu’un commerçant se trompe en te rendant trop de monnaie, mentir sur l’âge de ton gosse à l’entrée du zoo, placer ton épargne dans un paradis fiscal, utiliser l’argent de ton entreprise ou de ton parti politique à des fins personnelles, chiper de la menue ferraille dans le porte-monnaie de ta maman, vendre ton bien trop cher à un gogo trop naïf…
Mais dérober, NON !

IX - • Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.

J’ai longuement réfléchis au pourquoi de la présence d’un tel commandement si spécifique, au milieu de 9 autres beaucoup plus généralistes. C’est vrai au juste, c’est quoi cette histoire de faux témoignage… ?
Tant qu’on y est, pourquoi pas : « Tu ne fera pas de transplantation cardiaque sans anesthésie générale » ? ou « Tu ne prendras pas le métro sans avoir composté ton ticket ».
Et puis j’ai fini par comprendre… (voir la suite)

X - • Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.

En fait Dieu est un mafieux Russe émigré passé à l’ouest lors de la chute du mur ; et là, tout est clair…
Immigré en France au début des années 90, en banlieue Ile-de-Francienne qui plus est, on a vu mieux pour apprendre la langue de Molière, on s’explique très vite les impairs de langage constatés plus haut.
Souffrant de troubles du comportement, d’une jalousie maladive et de pulsions psychotiques, il trouve tout de même la lucidité, en bon parrain qu’il est, de t’aviser que tu ne dois pas te servir de son nom si tu te fais gauler par la maison poulaga.
Il t’explique quand tu dois bosser pour lui, et quand tu dois te reposer, car c’est lui ton boss.
Il te demande d’honorer ton père et ta mère, car « la famille », c’est sacré tu comprends petit ?
Il te dit « Tu ne tueras point » ; il n’ajoute pas mais c’est tacite, « …tant qu’on ne te l’aura point demandé ».
Il te parle ensuite de ta vie sexuelle et conjugale, et de l’honorabilité que ton couple doit afficher : pas d’adultère, pas de convoitise de la femme d’un autre… pas de ça dans la famille.
Tu ne déroberas point, en effet, puisque l’essentiel du business tourne autour de la mise sur le « marché » parisien de jeunes filles des Balkans, et le trafic de poudre à récurer les sinus.
L’histoire de témoignage prend alors une signification toute particulière, n’est-il pas ?


En clair, et cela méritait d’être porté à la connaissance de tous, les 10 commandements sont en fait une liste de consignes et de directives émises par Piotr Pourcilianov, alias « Le démembreur », à l’ensemble de son « personnel », afin de conserver une certaine homogénéité comportementale dans pègre parisienne russophone qu’il gouverne.

Voilà qui est dit.

Folzebuth.

Publié dans N'importe quoi !

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la krapaille 24/11/2006 17:39

Une des causes de ces formulations maladroites, occasion de quelques sarcasmes irrespectueux voire blasphématoires, est la conservation d’une traduction ancienne improbable.
Il est établi que les premières écritures ont été conservées en araméen. Ces textes ont ensuite été traduits en grec, puis en latin ; peut être directement dans une forme primitive du latin, puis retraduits en latin dit « classique ».
Les latinistes maladroits du premier millénaire (après JC) ont retranscrit ces textes en français du moment, eux même rentrés ensuite dans nos ouvrages actuels par une ultime traduction en françois XVème siècle.

 

Ainsi, « Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. » est une réécriture approximative du texte primitif : « ÚÒ ÇáÏíä ÇáãäÇÕÑÉ¡ ÇáãÓÃáÉ ÇáÃãÇÒÛíÉ Ýí ÇáÌÒÇÆÑ æ ÇáãÛÑÈ » [prononcer : « Az d-Din Al-Munâsara. Al-Maala Al-Amâzighiya fî Al-Jazâir wa Al-Maghrib »]
 


 

Plus près à la fois de la lettre, et de l’esprit de ce premier commandement, il est aujourd’hui admis par les meilleurs philologues, et quelques éspistémologues reconnus, que la traduction en français devrait être : « Tu n’en auras pas d’autres, des yeux, ma fesse ! » [réponse à Moïse qui se plaignait d’être devenu un peu myope. Nous relèverons que Dieu, qui a le sens des convenances, ne parle pas comme un charretier et évite de conclure ses exclamations par un pourtant classique « mon cul ouai ! », mais préféré un plus biblique « ma fesse »]