La SF pour les Nuls

Publié le par Folzebuth

 

On a regardé ça avec ma chérie l'aut' soir.
J'ai un peu le sentiment d'être journaliste de cinéma pour le coup, car je m'apprête à rédiger la critique argumentée d'un film qui n'est pas encore sorti, sans avoir eu à payer pour le voir, et tout en l'écrivant, je me dis que merde, je me suis trompé de carrière...

 

 

Que te dire ?
Pas terrible.
Synopsis selon Allociné :
Pendant le règne des Vikings, Kainan un homme venu d'un monde parallèle s'écrase sur Terre, apportant avec lui un alien, Moorwen. Kainan et le monstre étaient en train de se battre au moment où le vaisseau s'est écrasé. Kainan va alors s'allier aux Vikings afin de combattre le dangereux prédateur.

 

Tout le problème du film repose en fait sur le pitch de départ. Même si ce n'est pas le cas, on a, à la lecture du texte ci-dessus, l'étrange impression que l'on nous parle d'un film que l'on a déjà vu. Et au visionnage du film, cette impression perdure ; à tel point qu'il est presque possible de découper le métrage en plusieurs sections, et coller à chaque morceau une étiquette renvoyant au film source d'inspiration.

 

Dans le désordre, j'ai l'impression nette d'avoir vu un peu du 13ème guerrier pour les choix de lumière et la qualité d'image, ainsi que les costumes du Rohan du Seigneurs des Anneaux.
L'armure que notre héros porte au début du film, et surtout le casque intégré qui s'escamote en image de synthèse semblent être directement pompés à Lost in space.
L'accueil froid de l'étranger, le siège derrière des palissades, l'acceptation de celui-ci comme leader charismatique évoquent incontestablement Mad Max 2 et le 13ème guerrier à nouveau.
L'adoption protectrice de l'enfant mutique de service par notre héros, c'est du copié collé sans vergogne sur George Miller et la relation entre Max Rockatansky et le sauvageon au boomerang (oui Mad Max 2, encore).
La bestiole « terrifiante » nommée Moorwen rappelle celle de Relic ou la grosse bête du Pacte des loups, à ceci près que celle de ce film brille dans le noir quand elle s'agace comme un feu tricolore à un carrefour nocture. Détail intéressant d'ailleurs ; si le cancrelat d'une tonne brille d'agressivité écarlate et de mille feux rougeoyants lorsqu'il s'apprête à fondre sur nos héros, celui-ci en revanche déverse un sang vert phosphorescent à chaque blessure lui étant péniblement infligée, ce qui donne une nette impression de déjà-vu pour tout cinéphile fantastique qui se respecte. Pour ceux qui, comme ma mère, ne voient pas de quoi je parle, cliquez sur l'avenant médaillon à droite.

 

On peut par ailleurs regretter aussi qu'un acteur de la dimension de Ron Perlman, tellement présent dans le personnage que j'en ai eu du mal à le reconnaître, soit aussi mal exploité dans le film, alors que d'autres au charisme d'endive sont mis en avant.

La seule originalité du produit résidait dans l'écart d'évolution des 2 civilisations, la différence de langage, de technologie, les différences de temps et d'histoire entre les 2 civilisations, comme le traite maladroitement Emmerich dans Stargate. Ben zéro, nada, zob. Le héros perd son flingue crache-l'enfer au bout de 3 minutes de film, et gomme le problème de langue et de culture en 2 coups de cuillère à pot et un saignement de nez avec un gadget oculaire qui n'a rien à envier aux plugs cervicaux de Matrix (hop, une référence de plus) en matière d'apprentissage accéléré.

 

Attention SPOILER Attention SPOILER Attention SPOILER Attention SPOILER

 

Au final, ceux dont on savait dès le départ qu'ils ne pouvaient que mourir, meurent.
Ceux dont on savait dès le départ qu'ils allaient s'amouracher, s'accouplent.
Le héros zigouille la bête, emballe la femme en tête au générique et décide de rester avec ses nouveaux amis vikings lorsque ses congénères viennent le récupérer, à la fin quand tout est terminé, comme dans E.T.

 

Soyons clair. Ce n'est pas un mauvais film. C'est juste un film que l'on connaît avant de l'avoir vu...

 

Ma note





Publié dans Cinéma & critiques

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