Ce que l'avenir vous promet, La Poste vous l'apporte... ou pas.

Publié le par Folzebuth

Si la plupart des gens normaux ont une opinion dégueulasse, à fort juste titre, de la poste, c'est parce que cette institution cristallise en vitrine avec hygiaphone les aspects les plus rédhibitoires du fonctionnement administratif, avec pêle-mêle l'absence de sourire du préposé dont l'espoir de liberté se cramponne à l'aiguille d'une pendule à 10€ de chez Casa, la courtoisie réduite au strict minimum humainement acceptable, les mouvements sociaux dont la fréquence rivalise avec la RATP et l'éducation nationale, et la queue au guichet, source intarissable d'inspiration pour humoristes.
Voilà pour mon préambule haineux écrit avec une inqualifiable mauvaise foi que mes lecteurs habituels auront su décoder sans sourciller.

Si je m'agace sur cette entreprise publique (puisqu'aux dernières nouvelles, il n'est plus question d'ouvrir son capital) jouissant du monopole de la distribution de courrier personnel, moi qui d'une manière générale use plus de la communication électronique qu'autre chose, c'est suite au retour de courrier arrivé sur mon bureau après une opération de communication auprès de notre clientèle en ce début d'année pour le moins difficile pour les sociétés en France, à l'exception de Total qui elle se porte à merveille, merci.
On rame comme des galériens à essayer de décider nos clients potentiels à investir de manière à ce que, très égoïstement, l'entreprise continue de survivre en attendant la fin de l'orage économique et social, sans avoir à licencier davantage, et pour ce faire, nous écrivons aux-dits clients quelles sont les bonnes raisons pouvant les conduire à se décider maintenant.
Sauf que le courrier n'arrive pas toujours ; souvent parce que la personne qui nous a communiqué son adresse 6 à 12 mois plus tôt à déménagé dans l'intervalle, ou nous a donné une fausse adresse pour ne pas être démarché, ou est morte sans laisser d'adresse...
Ce qui en revanche me donne envie de faire rendre gorge à certains collaborateurs de M. BESANCENOT, c'est le type de retour NPAI tel que celui que j'ai eu dernièrement et que je colle ci-dessous (en préservant l'anonymat de la personne il va sans dire)


Nom, adresse, code postal et ville, tout y est ; mais la lettre, payée 0.37€, n'arrive pas à bon port et nous est retournée. Motif ? N'habite pas à l'adresse indiquée. Bon.
Toutefois, une annotation est faite par le facteur qui nous indique qu'un complément d'information nous est délivré, nous mettant sur la piste par l'emploi de ces trois mots mystérieux : "Voir au dos".
Alors je m'en vais fébrilement voir au dos...



Donc je résume.
Le type de la poste constate une erreur de frappe (un "b" à la place d'un "v", les 2 lettres ayant le mauvais goût d'être sises l'une à côté de l'autre) dans le libellé de la rue, il réalise de quelle rue il s'agit en fait, le note au verso, et nous renvoie le courrier !!!

Je ne suis pas quelqu'un de violent. Malgré un goût prononcé pour le heavy metal et le gore des films d'épouvante, je suis un père de famille posé et réfléchi, considéré je crois comme respectable par son entourage familial et professionnel. Mais ÇA !!!, putain de foutre du diable, me donne des pulsions de sévices assez déviants à administrer pour ce type de sodomite à casquette !



Publié dans Colère

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greenfairy 02/04/2009 01:17

je me demande si les employés de la poste ne sont pas tout bonnement recrutés pour leur incompétence, voire leur malhonnêteté... une nouvelle fois, un colis que j'attendais contenant un article acheté sur eb***, et envoyé au tarif lettre s'est "égaré"... le pire étant que j'ai reçu un avis de passage du facteur me demandant d'aller chercher mon colis au bureau de poste le lendemain (alors que je passe mes journées à la maison sans entendre une seule fois la sonnette mais bref, passons), ce que j'ai fait, et là l'espèce d'idiote congénitale m'a sorti que "des fois ça arrive que le paquet ne soit pas encore arrivé" °_°je me demande bien où il est passé tiens !le lendemain nouvel avis de passage pour un autre colis, je retourne à la poste deux jour après pour le récupérer, avec au passage l'avis du premier colis, et là l'employé a essayé de me faire gober qu'en fait, il s'agissait du même colis ! qu'il était revenu, que le facteur était retourné me le déposé, et qu'il avait REDEPOSE un avis de passage !alors autant je suis habituée au fait que désormais, le vol est institutionnalisé à la poste, autant essayer de me prendre pour une abrutie de façon aussi grossière... ça m'épate !

Folzebuth 02/04/2009 18:36



Et encore, là, il s'agi du service public. Le manque d'implication d'une partie du personnel peut
s'expliquer par le fait que, fonctionnant bien ou mal, de toute manière, il y a service. Que penser en revanche, toujours dans le transfert de marchandises, du personnel "privé" qui s'occupe des
déplacements de valises dans les aéroports ? On les surnomme les "balanceurs", c'est dire où on en est... Des générations de valises arrivent à bon port dans un état minable, déchirées parfois,
cabossées... et quoi en retour ? Une indemnisation ridicule, et une situation qui d'années en années ne change pas...



Stabbquadd 22/02/2009 13:31

Ah oui, j'avais déjà entendu parler du fait que les facteurs préparaient leurs bons de passage AVANT leur tournée, histoire de pas trop s'encombrer à sonner aux portes pour débaucher plus vite. Vu comment ils sont payés, ça se comprend. Mais si ils considèrent que leur salaire n'est pas suffisant, qu'il démissionnent. Suffit que tout le monde fasse ça (c'est ce que je fais, d'ailleurs) et d'un coup, hop, tout le monde aura des salaires convenables (ou alors on importera plein d'étranger pour bosser à notre place pour une misère, et on profitera de leur boulot pour rien foutre de nos journées).La révolution moderne, c'est un truc personnel. Chacun doit faire la sienne.

athanagor 21/02/2009 13:13

J'ai zu mieux comme coup : je descends chercher le courrier pendant que ma femme reste en haut. La boite est vide. Je vais remonter quand j'entends le facture arriver. J'attends. Nous nous saluons sans que nos regards se croisent. Il repart et nous nous échangeons nos voeux de bonnes journée. J'ouvre ma boite. Dedans un avis de passage signalant que personne n'était chez moi. N'ayant pas vu "mon" facteur (je me l'approprie depuis que je l'ai pris en otage, qu'il avoue) griffoner quoique ce soit, j'en viens à la conclusion qu'il avait déjà renseigner son bout de papier !Ni une, ni deux, je cours après ce magicien. C'est énorme : il me dit qu'il ne peut rien faire. Et finalement, meilleur coup "le paquet, il ne l'a pas sur lui" ! Je pourrais développer la suite, mais je ne sais pas si la lecture des commentaires de ce blog et ou non interdite aux moins de 18 ans.Bref, depuis, je lance mes lettres par mon balcon car statistiquement, elle a beaucoup plus de chance d'arriver à bon port. (et j'ai même pas besoin de les timbrer, d'où une substancielle économie). Sur ce : merci pour votre écrichiure toujours agréable.

Folzebuth 22/02/2009 10:11



Comme anecdote, c'est énorme ! Je la ressortirai aux hasard de mes conversations haineuses avec des
proches. Merci du cadeau.
 



Stabbquadd 20/02/2009 19:36

Ha ha, pas mal, ça bat à coup sûr notre facteur qui ne sonne jamais pour aucun recommandé ni colis parce que notre sonnette n'est pas collée à notre boîte aux lettres (mais à au moins, houlala, 20 mètres au moins, c'est de la folie).Motif de non distribution : Absent.

Folzebuth 22/02/2009 10:09



J'ai été habitant d'une grande ville (Toulouse) pendant près de 15 ans ; je crois qu'aucun
recommandé n'est arrivé jusqu'à ma porte, je suis toujours allé les récupérer avec l'avis de passage en poche.



no 20/02/2009 18:54

tes lecteurs habituels applaudissent la mauvaise foi du 1e paragraphe !! je suis tout à fait d'accord et pas que pour la poste moi c'est l'administration en général et aussi les vendeuses méprisantes qui te considèrent comme de la merde

Folzebuth 22/02/2009 10:07



A cette différence près que la vendeuse méprisante est en sursis si sa patronne constate ledit
mépris à l'égard de la clientèle.