Prêt à (presque) porter

Publié le par Folzebuth

Le grand couturier est un imposteur ayant réussit le tour de force d’arriver à faire croire qu’habiller un top model relève de la gageure complexe (si là il n’y a pas une accroche provoc’, je ne m’y connais pas).
Il est donc reconnu pour son aptitude à habiller de façon coquette le corps de femmes dont la taille et les mensurations les autorisent à porter tout et n’importe quoi, n’importe comment. Enroulé dans de l’aluminium avec une antenne HF coincée dans un brushing professionnel et du PQ scotché sur les fesses, le jeune mannequin a encore l’air sexy ; avec une mini jupe taillée dans un paillasson, un blouson à franges « David Crockett » et un béret basque, on continue de regarder défiler un top model.

Depuis des années on nous bassine avec des mensurations, avec ces 3 chiffres définissant à eux seuls la plastique féminine telle qu’elle est supposément fantasmée par l’homme hétérosexuel de goût. 90/60/90. Et on applaudit à tout rompre des excités du chiffon car ils arrivent à saper correctement des sabliers… !

‘de Dieu, où ont-ils vu qu’un femme aujourd’hui fait 60 de tour de taille ? Les valeurs moyennes des mensurations féminines Françaises sont, après m’être documenté : 93,7 / 79,9 / 93.
Presque 80 de tour de taille !!! Soit 20 cm d’écart, excusez du peu, avec la « réalité » que construisent ces « grands couturiers » qui ont une image de la femme d’un autre temps ou d’une autre planète faite de mousseline, de tulle et où les femmes marchent toutes le long d’un trait imaginaire avec une moue de carpe et le regard perdu loin devant.


Quand on fera défiler des femmes d’1m58 ou de 75 kg, je me pencherai sur le talent supposé de ces couturiers infatués et adulés.


Pour vous dire à quel point la haute couture est un sujet tout pourri, Robert Altman a voulu en faire un film, le résultat est à chier sur les murs.

Folzebuth

Publié dans Constat dépité

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