Handicap, "collaboration" et vomi

Publié le par Folzebuth

Source 1

 

Un couple a été assigné jeudi devant la première chambre civile du tribunal de grande instance de Lille par un voisin qui réclame la démolition des aménagements créés dans le garage de leur maison pour mieux prendre en charge leur fille polyhandicapée. Le couple, qui habite Marcq-Baroeul (Nord), est venu à l'audience avec leur fille de neuf ans, en fauteuil roulant, et accompagnés de nombreux amis. Les plaignants, deux retraités, étaient en revanche absents et seulement représentés par leur avocat. Ce dernier a plaidé la stricte application de la loi et exigé la démolition des aménagements effectués dans le garage où se trouve la chambre de l'enfant, sous peine d'une astreinte de 1.000 euros par jour. Il a rappelé que le tribunal administratif de Lille avait annulé fin 2004 le permis de construire du garage, une décision confirmée en appel en 2005. "C'est une spirale infernale qui nous a amenés ici aujourd'hui, on ne comprend pas", ont déploré hors audience les parents de Diane, Denis et Florence Bobillier. C'est en 2001 qu'ils ont décidé de transformer la maison qu'ils venaient d'acquérir pour leur fille, qui nécessite une surveillance permanente. Dans le garage une chambre a été aménagée pour Diane, une autre pour eux, ainsi qu'une salle de bains spécialement adaptée à la fillette. Le permis de construire les aménagements, pourtant validé par la mairie et la direction départementale de l'équipement (DDE), a alors été annulé par le tribunal administratif saisi par leurs voisins, qui n'ont jamais vraiment expliqué leur motivation. "L'extension n'empiète pourtant pas sur le terrain du voisin, elle n'est même pas visible de l'extérieur, la seule chose qu'ils avancent pour justifier ça, c'est le droit, rien que le droit et toujours le droit", explique M. Bobillier. "Personne ne s'explique les raisons pour lesquelles ils exigent la démolition de l'intérieur de ce garage et pas le garage, on ne comprend pas où est le préjudice", a ajouté Me Alexis Ihou, avocat du couple. Me Xavier Dhonte, avocat des plaignants n'a pas souhaité s'exprimer hors audience. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 31 janvier.

 

Source 2

 

C'est un garage aménagé en pièce supplémentaire pour mieux accueillir une petite fille polyhandicapée qui ne se déplace qu'en fauteuil roulant qui est au coeur d'un différend entre voisins à Marc-en-Baroeul, près de Lille, dans le Nord. Jeudi après-midi, la première chambre civile du tribunal de Lille a étudié cette affaire qui dure depuis 5 ans dans une totale incompréhension entre les deux parties. Pour l'occasion, de très nombreuses personnes avaient fait le déplacement pour soutenir les parents de la petite fille. Le plaignant s'était lui fait représenter par son avocat.

La famille de Diane elle dit ne pas comprendre ses motivations. A la barre, son avocat a juste plaidé la stricte application de la loi. Les parents de la petite Diane ont acheté un pavillon de plain pied il y a six ans et obtenu peu après un permis de construire pour aménager leur garage. L'extension n'empiète pas sur le terrain du voisin, elle n'est même pas visible de l'extérieur et le permis est dans les normes. Mais le voisin de cette famille a obtenu l'annulation de ce permis de construire a posteriori en utilisant une faille de la loi. Il exige désormais la démolition du garage sous peine d'une astreinte de 1.000 euros par jour.

"Pour nous l'enjeu est énorme, nous on est pris dans cette spirale, quand on a à faire face à la maladie incurable de son enfant, c'est vraiment une épreuve que je ne souhaite à personne" explique le père de la petite fille. A l'audience, il a demandé que la dimension humaine de cette affaire soit prise en compte, au-delà de la lettre de la loi. La décision du tribunal de Lille est attendue le 31 janvier prochain.

 

 

Source 3

 

Jeudi, devant le tribunal de grande instance de Lille, l’avocat des Bobillier sera face à celui de leurs voisins, qui réclament la destruction des aménagements réalisés dans leur logement, à Marcq-en-Baroeul, et une astreinte financière.

Un ancien Premier ministre, un député-maire, des sénateurs et des centaines d’anonymes. Le cas de la famille Bobillier a suscité de multiples réactions de soutien. Des courriers, des coups de téléphone et des pétitions : « Ça nous a permis de tenir dans ce long combat  », confie Denis Bobillier.
Jeudi, le couple de Marcq va livrer une nouvelle bataille dans la guerre juridique qu’il est contraint de mener depuis 2003. Devant le tribunal de grande instance de Lille, l’avocat des voisins des Bobillier réclamera la démolition des travaux avec 1 000 E d’astreinte par jour. «  Un énorme enjeu pour notre famille. » Ces aménagements permettent à Diane, neuf ans, de rester à domicile et d’être accueillie à l’IME Lelandais de Villeneuve-d’Ascq, seule structure à pouvoir la recevoir. Denis et Florence ont entamé ces travaux en toute régularité, après avoir obtenu des permis de construire.

« Aucun préjudice »

 

De l’autre côté de la haie, difficile de savoir ce qui motive les voisins : « À ma connaissance, ils n’ont fait état d’aucun préjudice », confirme Me Alexis Ihou, l’avocat des Bobillier. Pourtant, depuis 2003, ils enchaînent les démarches  : mairie, tribunal administratif, cour d’appel et maintenant tribunal de grande instance. Et les décisions tombent : annulation du permis de construire en 2004, pour excès d’aménagements intérieurs, confirmée en 2005. Un vide juridique, laissé par la non-parution de décrets relatifs à la loi SRU de 2000 qui assouplit les règles d’urbanisme pour les personnes handicapées, donne en effet lieu à des interprétations contradictoires.
Denis et Florence s’en remettent à la décision du juge pour en finir avec ce qu’ils vivent comme « un acharnement, dévastateur au plan moral et psychologique ».



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Au regard de l’actualité rapportée par les 3 sources que je cite ci-dessus, 3 et non 1 pour éviter le phénomène de partialité inhérent à la nature humaine, toute journalistique qu’elle puisse être, et pour évacuer un peu du feu nucléaire qui fusionne en moi depuis que le JT de ce midi a relaté cette info, je me demande s’il est vraiment déraisonnable et abusif de pratiquer un écart de langage spontané visant à requalifier le couple de voisins traînant la famille de la petite fille polyhandicapée (aux portes du Téléthon, hasard du calendrier…) devant les tribunaux, et ainsi leur faire perdre le statut de personnes retraitées sans histoire pour passer à celui de grosses merdes pleines de mouches, ou encore belle paire d’enculés.

Vous me dites… ?

 

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Et même si le droit est de leur côté (ce qui semble être le cas), je ne leur souhaite pas du mal, mais qu’ils aillent en enfer pour s’y noyer dans une marmite de vomi en ébullition (je ne suis pas persuadué que j'aurais fait un bon juriste...).

On n’a pas toujours la possibilité de conspuer d’authentiques ordures depuis que Papon et Bousquet sont partis, alors ne boudons pas notre plaisir voulez-vous.

Publié dans Colère

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Nicolas 07/02/2008 01:32

Je ne leur souhaite pas l'enfer, à ces retraités. mais plutôt qu'ils ouvrent les yeux et leur coeur. Ils restent des humains... donc il ne faut jamais désespérer.J'avais entendu cette info qui m'avait, moi aussi, pas mal choqué.

Folzebuth 07/02/2008 09:18

Quand le coeur est sec à ce point, tu as beau l'ouvrir, il n'en sort que poussière.Je crois fondamentalement qu'à partir d'un certain âge (avancé), on ne change plus, on ne "grandit" plus, , on ne mûrit plus. Le capital sagesse, connaissance, savoir est acquis, partant de là, tout ne peut plus que se dégrader.D'un quincagénaire sympathique tu peut conjecturersur le vieillard qu'il sera ; papi gaga, senior triste ou vieux con.D'un quincagénaire abruti, tu ne tireras rien.En même temps, je ne suis pas connu pour mes humeurs optimistes quant à la nature humaine... je me trompe sans doute.