Paparazzazie

Publié le par Folzebuth

Ils commencent à m’agacer un peu… tous…

 Hier soir dans l’émission de Denisot étaient accueillis sur le plateau des photographes de presse d’un genre bien particulier (je dis accueillis car vu comme ils se sont fait conspuer, ils étaient plus tolérés qu’invités), de ceux équipés en général d’une moto et d’une focale d’objectif permettant de shooter les parasites d’un morpion à 2 kms de distance, que l’on nomme communément les paparazzis.
Paparazzi ; en voilà un mot chargé d’une connotation négative lourde et incontestée.
La définition s’il vous plaît (toujours selon Wikipedia, donc avec les réserves coutumières inhérentes à ce type de media) :
Les paparazzis sont des photographes qui ont pour domaine de prédilection la vie privée des célébrités. Le mot provient du film La Dolce Vita de Federico Fellini dans lequel le héros, Marcello Mastroianni, est souvent accompagné d'un jeune photographe du nom de Paparazzo.
 

Et voilà donc nos 2 drilles essayer d’expliquer leur taf et le pourquoi et le comment, avec une audience qui les hue en guise de ponctuation, et s’esclaffe dès que l’autre invité, une star de la variété « victime » des paparazzis s’amuse à les moquer en direct.
Michel Denisot à la chanteuse Zazie

« Et vous vous en pensez quoi Zazie de ce qu’ils font ? (on ne devine pas du tout la perche tendue invitant au châtiment instantané et purgatif).
- J’en pense qu’ils ont raison d’être sur ce plateau, au moins ils ne sont pas devant chez moi (1er trait d’esprit teinté de sarcasme)…
…et d’une manière générale je me méfie toujours des hommes qui ont un gros bazar exhibé à l’extérieur (2ème trait d’esprit en allusion au téléobjectif surdimensionné posé sur la table devant eux). »
 

Et l’assistance de 15-35 piges assise sur son cul d’applaudir et de rire à gorge déployée sur les remarques fielleuses de l’artiste au gros capital sympathie accumulé au fil des ans avec du sourire, du franc-parler et de l’impertinence savamment dosée.

Personnellement j’abhorre cette manière qu’on les personnalités publiques de rallier la populace à leur petite causes minables et égoïste en se servant justement de leur notoriété et de leur capital sympathie comme seuls arguments pour défendre leurs propres intérêts.
« Bouh les vilains paparazzi qui viennent jusque devant chez moi pour faire des photos de moi, tous avec moi, Bouh !!! »
 

Et qui les achète, les magazines qui payent pour avoir ces photos ? Ben l’audience en question qui fait « Bouh » de concert justement.
Ces torchons merdeux que personnes n’achètent mais qui se vendent très bien, comment croyez-vous qu’ils se les procurent les photos d’une telle à moitié à poil sur un yacht, et untel en bermuda moche au sortir d’un supermarché ?

Alors merci d’arrêter de nous faire pleurer sur votre condition de pauvre célébrité agressée par les flashs. Vous avez voulu être célèbre, l’adulation et l’intérêt hystérique porté sur votre personne fait partie du lot.
 

Ça vit dans des palaces, reçoit des invitations de toutes parts pour être habillé de pied en cap pour telle ou telle cérémonie, fait partie des personnes les mieux payées en France et placées en Suisse (artistes chansons, sportifs de haut niveaux, journalistes etc…), ça nous vend du glamour à longueur de journée, fait payer son droit à l’image des fortunes, sur des T-shirt, en carte postale, en presse hebdo, sur un plateau de TV (vous savez combien prend Céline Dion pour un passage chez Drucker ?), mène une vie faite de privilèges, de notoriété, de passe-droit, champagnes et carrés VIP et j’en passe, et ça vient chialer quand des photos de lui ou d’elle sont faites à la volée ?

 
Merde !
 

C’est l’histoire du beurre et de l’argent du beurre.

 

D’autant que, foutre du diable, il est en plus reconnu que les magazines de type Public, Voici et compagnie représentent une manne financière supplémentaire vous concernant au regard des sommes qu’ils vous versent à chaque fois que vous les attaquez en justice.

 Alors stop breaking our couilles !
 

Tu ne veux pas être emmerdé par les photographes longue-distance ? Reste anonyme, personne ira t’emmerder.

 

Fais un métier commun, tu verras que tu pourras prendre les transports en commun.

 

Tout est une question de choix dans la vie vois-tu : j’ai personnellement privilégié une vie sereine et provinciale afin de voir grandir mes gosses dans le vert (et l’odeur des vaches du voisin), en faisant un métier d’une banalité renversante et complètement étranger à l’univers du show business. Je peux t’affirmer que je n’ai pas à me soucier de qui va essayer de voler un photo de moi à domicile – et c’est heureux car j’aime à m’y promener tout nu – ni qui va me demander un autographe, ou deux ou quinze, alors que je fais la queue à la boulangerie (non, pas tout nu)… ça s’appelle l’anonymat chérie. Ca va en général de pair avec un niveau de vie modeste (même s’il y a des exceptions). C’est un choix.

 

J’aurais très bien pu être célèbre, et pas nécessairement en ayant beaucoup de talent dans quoi que ce soit d’ailleurs, la télévision aujourd’hui nous démontre que c’est clairement facultatif – il suffit de voir Steevy « Duloft », Evelyne Thomas ou Julien Courbet pour apprécier le niveau de nullité où l’on se positionne.

 

D’ailleurs tant qu’on y est, quitte à flinguer les inutiles, j’ai trouvé ceci sur un site de fan :

 steevy.jpg

Vise un peu la carte d’identité…, là il y a du CV ma poule, moi je te le dis. J’ai bien ri.

 « Tu fais quoi dans la vie ?
 - Verseau.
 - Wow, cool ! »
 

Pour en revenir à Canal+ et aux traits d’esprits de la Zazie d’hier soir, je conclurai ainsi :

 

Quand je vois une starlette et son public vilipender le photographe de presse people, j’ai l’impression de voir un pêcheur et un poisson s’accorder à dire que l’enculé dans l’acte de pêche, c’est l’hameçon.

 
Folzebuth  

Publié dans Agacement léger

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San Defez 19/09/2007 14:40

Excellent article !!! De toute façon c'est toujours pareil, c'est ceux qui devrait fermer leur gueule qui l'ouvre souvent trop... Certains prient tout les jours pour que steevy bouley la ferme sa gueule !!!j'aime beaucoup la métaphore de la fin aussi :)